Napoléon et Joséphine... (Suite et fin.)

Publié le par Nettoue



Bonaparte est un homme pressé. Il est amoureux et doit partir gagner sa vie et ses galons en Italie. Il veut aussi mettre une option sérieuse sur sa Josèphine et pour se faire, envisage le mariage dans un même élan.

Les bans sont publiés le 7 février 1796, le contrat signé le 8 mars, Bonaparte et Josèphine se marient civilement le lendemain à la mairie du 2ème arrondissement, et le général s'en va retrouver ses troupes le surlendemain !

Ah ! Que voilà une affaire rondement menée.

Commence alors pour la jeune mariée , une vie chaotique et aventureuse qui lui sera reprochée plus tard... Car, elle se mit aussitôt le téton hors du décolleté, se prit une démarche de mangeuse d'homme plus appuyée tout en se cambrant la chute de rein : Se qui prouve que l'on peut être à la fois un futur empereur et un grand cocu !
Bonaparte, envoie des lettres de plus en plus fiévreuses à sa bien-aimée, laquelle se les lit du bout des doigts tant elle craint de s'y brûler. Par ailleurs, elle se veut jouir en femme à la mode des plaisirs offerts par la capitale, se qui la pousse à rire de la dévotion dont elle est devenue l'objet : En femme de l'ancien régime, l'amour à peu d'importance dans une vie qu'elle entend mener à sa guise.

A Nice, Bonaparte se rebrousse le poil. Il reçoit peu de lettres et d'une indifférence telle, qu'il se peut les confondre avec la facture de sa dernière jaquette ! (Dans ta lettre du 26 ventôse, tu me traites de vous. Vous, toi-même ! Ah ! Mauvaise, comment as-tu pu écrire cette lettre ? Quelle est froide !)

Il est en Italie à présent et il la veut près de lui, alors qu'à Paris, elle est de toutes les fêtes et s'amuse comme jamais ! Mieux encore que lorsqu'elle jouait à la pétanque avec des noix de coco, sur sa belle Île de Martinique, avec ses amis d'enfance.
Sa cours d'admirateurs, parmi lesquels figure au premier rang Hyppolite Charles, beau jeune lieutenant qui la suit pas à pas, n'est pas étrangère à son refus de partir. Refus, sous-entendu car elle s'applique surtout, à faire la sourde oreille avec une grâce jamais démentie.

Que merdasse ! La chose parvint aux oreilles du harceleur conjugal, qui cette fois exige que son épouse s'en vienne partager sa tente de garnison.

Pour se sortir de ce guêpier, Joséphine, prépare un gros mensonge et annonce à l'époux médusé qu'elle attend un petit corse mâtiné créole.... (C'est donc vrai, se lamente le général. Murat m'écrit que cela te rend malade et qu'il ne serait pas prudent pour toi, d'entreprendre un aussi long voyage.). Pour autant, il n'y tint plus et le 15 juin confie par lettre à son frère Joseph, (Ma femme est tout se que j'aime au monde. Je l'adore, Sa maladie me met au désespoir.)
Il finit par menacer de rejoindre son épouse. Le Directoir prends peur, Bonaparte est indispensable sur place. Pour ses directeurs, il n'est pas question de lui laisser abandonner la place !

Josèphine doit donc obéir aux ordres et, contrainte et fort mal lunée, quitte Paris avec le frère (Quasiment l'éminence grise de son époux.), Junot et Charles que Bonaparte préfère avoir à portée d'yeux.

Lorsqu'elle arrive à Milan, Josèphine fait chou blanc. Bonaparte est ailleurs. Il ne la retrouve que trois jours plus tard, lui fait l'amour pendant deux jours  entiers, sans ralentir et repars au combat.
Josèphine regrette la capitale et s'enquiquine comme nos députés sur les bancs de l'assemblée, pendant plus d'un an. Elle voit très peu son époux, mais cela ne lui manque pas, car il ne vient que pour la besogner avec vigueur et lui rapporter quelques colifichets.
Et puis, au vu et su, des victoires de Bonaparte, elle commence à être fêtée. Les princes italien lui organisent de vraies fiesta. Elle est même reçue par le grand duc de Toscane, frère de l'empereur d'Autriche et oncle d'une petite archiduchesse de cinq ans, qui lui succédera plus tard dans la couche, de son époux devenu Napoléon.

Dans l'immédiat ce séjour, un peu moins forcé va lui permettre d'acquérir une aisance de souveraine, qu'elle saura si bien mettre en application, lorsqu'elle sera devenue impératrice.

Et soudain elle se remet à s' ennuyer de Paris. A thérèse Tallien, elle écrit. (Mon mari ne m'aime pas, il m'adore. Je crois qu'à mon contact il devient fou. Je lui ai dis que je m'étais trompée et n'étais pas enceinte et pour m'en consoler, il m'a loué une maison avec trente domestiques et cinq cuisiniers...)
Toujours aussi soudainement elle décide d'aller faire un petit coucou, au général qui sévit alors, à Brescia et Vérone.
Crotte de crotte, se que faisant, elle est prise sous la mitraille espagnol, en longeant le lac de Garde. A dater de là, il n'est plus question pour Bonaparte d'exposer sa " Fifine ", aux risque de la guerre... Il la renvoie donc à Paris.

Lorsqu'elle arrive à sa maison de la rue Chantereine, qui entre-temps s'en est devenue celle de la Victoire, elle y trouve son époux qui s'est prit un raccourci, style (TGV), et l'attends sur place.

Le couple parvint à vivre ensemble pendant quatre mois et demi, au cours desquels, Joséphine se sent peu à peu une espèce d'émoi lui titille le coeur  et le ventre à l'approche du général. Seulement juste à ce moment là, il repart pour Toulon avec des vues sur l'Egypte.

Bonaparte, n'écrit pas et plusieurs lettres de Joséphine reste sans réponse. Elle se sait entourée de jaloux, et notamment Joseph, le frère préféré. Elle s'en ouvre à Barras resté son ami après l'extinction de leur feux de l'amour. (Je suis si chagrinée d'être séparée de lui, d'ailleurs, Joseph avec qui il correspond, est abominable ! Il cherche à nous brouiller. C'est un être vil et abominable.) Et v'lan

De fait, le poison distillé fait son oeuvre, car Bonaparte écrit à son mouchard de frère dans une lettre du 25 juillet. (J'ai beaucoup de chagrin domestique car tu m'as levé le voile.)
Le jeune Eugène, lui-même confie à sa mère, trois jours après la victoire des pyramides : (J'entends que Bonaparte est triste et furieux, de se que l'on dit de toi au sujet- de Charles. Et que tu va au théâtre avec lui, Junot et Berthier ont écrit à Joseph, qu'il songeait au divorce... )

Josèphine est affolée, elle comprend soudain qu'elle place immense son grand homme à prise dans sa vie ! Il ne lui écrit toujours pas, et pourtant elle prépare son retour avec fièvre. Vite, elle reprend l'idée de Bonaparte au sujet de la " Malmaison  " , qu'il avait envisagé d'acheter. Elle n'a pas d'argent, mais elle sait que son général même en colère s'acquittera de la dette. L'acte est signé, elle s'installe et attend...

Lorsqu'elle apprend le débarquement des troupes à Fréjus, Joséphine ne perd pas un instant. Elle s'y précipite au plus vite, redoutant que ses beaux-frères arrivent avant elle, et ne la dénigrent encore plus. Accompagné d'Hortense, elle court vers le midi en passant par la route de Bourgogne. Que merdasse, encore une fois, le général en prend une autre, celle du Bourbonnais. Arrivé rue de la Victoire, il n'y trouve pas son épouse. Immédiatement le clan corse lui saute sur le poil, comme la misère sur l'pove homme, et lui fait jurer de divorcer au plus vite...

Bonaparte promet et s'enferme dans son cabinet en promettant de n'ouvrir à Josèphine sous aucun prétexte.
Elle est de retour, mais il tient parole. le coeur déchiré Joséphine pleure et supplie... derrière la porte close. Elle s'arrache les ongles contre le papier peint. Elle s'en fiche, la Malmaison est refaite à neuf !!!
Mais il y a de la ressource chez une créole amoureuse. Alors le lendemain, elle fait intervenir ses deux enfants. Son mari les aime beaucoup... Hortense et Eugène finissent par l'attendrir...

Et lorsque Lucien Bonaparte pointe son vilain museau de jaloux le 18 octobre, il trouve son frérot au lit avec son épouse . RÂAAAAAAA

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M
dansé le 13 (et pas qu'en tout bien tout honneur)toujours avec le même (on est monogame ou on ne l'est pas!!!)le reste c'était pour les tiots surtout...et puis notre foire st jean qui dure, juste à côté, c'est sûr que ça fait l'ambiance tous les soirs...dis-moi toi tu es bien curieuse... oserais-je en faire autant...?!!!!
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N
<br /> Ose, ma belle ! Bien sur. Et en confiance<br /> Bisous Mamalilou<br /> <br /> <br />
S
Serait-ce une coïncidence, nous avons pris la route Napoléon pour rentrer de nos vacances... C'est une route magnifique qui cache bien des merveilles...Bisous
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N
<br /> C'est vrai, mais beaucoup préfère les autoroutes à présent. Et pourtant avec les bouchons on y avance pas plus vite !<br /> Bisous Satine<br /> <br /> <br />
M
raaaa c'est vrai que c'est rageant pour ne pas dire rageux (cque disent mes tiots aujourd'hui!!)gros bisous tendre de nuit qui s'annonce de là où je suis c'est pas les feux de l'amour mais les feux du 14!!!
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N
<br /> As-tu bien danser ? Et avec qui ? Ah ! Mais c'est que j'en prends soin de ma soeur de pensées<br /> Bisous aniculaires et orageux<br /> <br /> <br />
~
Belle soirée!
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N
<br /> Bisous chère Kri<br /> <br /> <br />
D
quel tempérament cette joséphine , j'ignorais cette facette de sa vie , comme qoui , il n'y a pas d'âge pour apprendre ! je la pensais fidèle à son petit homme . que d'aventures ! merci à toi pour ce récit très interessant je me suis régalée   bonne soirée   bisous
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N
<br /> Par la suite surement. Et ce n'a pas été pour son bonheur finalement !<br /> Bisous Domino<br /> <br /> <br />