Les amoureux de l'histoire : Napoléon et Joséphine

Publié le par Nettoue



Rose, Joseph Tacher de la Pagerie est née en Martinique  à Trois Îlets, un beau jour de mars 1763.
Elle commence alors, une vie oisive et dorée, semblable à celle de beaucoup d'autres créoles de sa condition, pendant une époque peu exigeante en matière de morale vertueuse.

Elle passe donc sa prime jeunesse les doigts de pieds dans le sable chaud et le tête emplie de rêves propres aux jeunes filles peu farouches... Jusqu'au jour ou une devineresse lui prédit qu'elle deviendra un jour (Plus que reine), pour peu qu'elle se mette des chaussures et secoue le sable, souvent accroché à ses fesses rebondies.
A dater de ce jour, les rêves de la belle Rose, s'évaporent quelques peu, pour laisser la place à d'alléchantes réalités. Elle a seize ans et part pour le continent, avec sa musette en bandoulière.

Dès qu'arrivée, elle se met le grappin sur le chevalier Alexandrie de Beauharnais, qui lui fit immédiatement deux enfants dans l'espoir de lui ôter un peu de sa nonchalante légèreté native.
Il fut bien déçu et sans doute, elle aussi car elle se voulait vivre avec un mari argenté et complaisant, et non pas avec un moralisateur coincé. Ils se séparèrent donc, six ans après la naissance des enfants Eugène et Hortense.

A 22 ans, Rose, plus voluptueuse que jamais, se passe donc les jours qui suivent dans la gaieté et les fêtes, qui la laisse, en dépit des subsides de l'époux rejeté, couvertes de dettes et bon nombre de créanciers aux trousses. (Qu'elles à d'ailleurs, toujours aussi... souriante.)
Les choses se gâtèrent, lorsque le quotidien se mit à la guillotine, laquelle vieille salope barbare, se mit à jouer du couperet en veux-tu en voilà ! Cocu, et pourtant pas chanceux Alexandrie, est arrêté et Rose aussi. Dame ! Elle porte toujours son nom et l'époque est longue à défaire les couples.
Il a la rête tranchée, celle de Rose reste posée sur son cou : On se contente de l'emprisonner sans trop de méchanceté, car elle se met aussitôt en coquetterie avec Hoche, qui l'a fait libérer au bout de trois mois.
Dehors, elle happe Barras, et avec son aide tente de récupèrer les biens éparpillés du chevalier de Beauharnais.

Napoléon Bonaparte, arrivé de sa Corse quelques années plus tôt pour se parfaire l'éducation militaire, fit ses études d'abord à Brienne, puis à Paris.
Après quoi, il entre dans l'infanterie, basée à Toulon, en 1787 où il flirte grave, avec Désirée Clary, qu'il laissera tomber pour retourner à Paris, où le monde bouge beaucoup. (Plus tard, il s'en excusera en lui offrant Bernadotte et avec lui le trône de Suéde.)

Le général, commence alors à se mettre le nez partout. Il est plutôt doué pour ça, participe même à la révolution en se tenant hors des têtes coupées, et écrase avec brio l'insurrection royaliste de vendémiaire.
Toujours à portée de mains des gagnants, Rose s'arrange pour faire la connaissance de ce jeune corse qui s'en va de victoire en victoire et gravite lui aussi dans le cercle très fermé de Barras.
Elle lui rend donc, une petite visite pour le remercier d'avoir autoriser son fils Eugène, à conserver le sabre de son père, alors qu'il est normalement interdit aux particuliers de se garder des armes.

A force de la côtoyer, Bonaparte fini par tomber sous le charme d'une personne représentant pour lui, l'aristocratie de l'ancien régime, à laquelle il n'appartient pas et dont il sait pouvoir tirer parti pour sa carrière. Il est par ailleurs, chef de l'armée de l'intérieur. (Comme Mam, il n'y a pas si longtemps.) et son avenir est susceptible d'apporter pas mal de confort à une femme sans le sou !

Pourtant, peu à ,peu, ces considérations là, de sa part à lui, vont perdre de leur intérêt, leur liaison va même prendre un tour de pure passion, toujours coté Bonaparte, bien sur, car s'il est boulimique des choses du sexe, son archet, il ne l'utilise pas pas pour caresser les cordes sensibles, il les fait seulement grincer ... Pour lui, la maxime disant avec justesse < Qu'en amour, la préface se doit d'être plus longue que l'ouvrage >, n'est pas de mise. Il recommence certes, mais ne s'attarde pas.
Rose flattée d'inspirer une telle passion à un homme de cette envergure, de six ans plus jeune qu'elle, s'en amuse, et parce qu'elle n'en est plus à apprendre la gamme, son esprit est..; large.

Il lui écrit des lettres lorsqu'il ne peut pas la voir. Celle-ci date de décembre 1795. (Je me réveille plein de toi. Ton portrait et le souvenir de l'enivrante soirée d'hier n'ont pas laissé de repos à mes sens enivrés. Douce et incomparable, quel effet faites-vous sur mon coeur ? >
C'est le moment où Bonaparte abandonne le prénom de Rose, en féminisant son deuxième prénom qui est Joseph. La bien-aimée s'en devient donc la Joséphine que l'on connaît...


A demain mes amis pour la suite des amours de Bonaparte et Joséphine.... Merci de votre intérêt pour ce blog et n'oubliez pas vos com et votez Weborama.




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M
ah enfin un peu de liberté pour te lireet bien je me suis régalée de ta plumeça desable les oreilles, mais pas les fesses de damoiselle Rose...gros bisou
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N
<br /> Bonjour Mamalilou. Elle les a parait-iol pas mal traîné dans le sable. mais ce sont peut-être des on-dits. Quoique !<br /> Bisous<br /> <br /> <br />
L
Qu'à des lieux je suis d'imaginer de telles histoires auprès des grands hommes ! et que je me sens proche de la pensée que Vous Femmes avez vraiment toujours mené le monde.....Je lis la suite ce faisant.Bisous.
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N
<br /> Ce n'est pas faux. Mais les guerres ce sont les hommes qui en décide. Les femmes ont horreur des guerres<br /> Bises mon poète<br /> <br /> <br />
D
Toutes les solutions sont bonnes pour survivre...Bises
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N
<br /> C'est souvent vrail<br /> Bises Didier<br /> <br /> <br />
C
j'adore lire tes récits d'Histoire ! celui ci particulièrement . Il était doué le petit caporal pour déclarer sa flamme ! Sais tu que mon arrière grand mère était vraiment amoureuse de Napoléon ! elle disait de lui "il a fait trop de bien pour que l'on en dise du mal et trop de mal pour qu'on en dise du bien!" A demain ma Nettoue pour la suite des amours de l'Empereurbisous et bonne journée
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N
<br /> Elle avait raison, s'était la sagesse même. Beaucoup de grans-mère avaient la sagesse innée, à certaines époques . La mienne avait un acceptation sereine des choses, et un don pour le rire.<br /> Je t'embrasse ma Christiane<br /> Nettoue<br /> <br /> <br />
E
J'admire ta culture historique... Napoléon et Joséphine.... Cela me rappelle le château de la malmaison à Rueil (92). J'ai longtemps habité Rueil et j'y allais souvent.... Je trouvais leur histoire très romantique... La fin beaucoup moins mais jel'attends racontée par toi. Bises
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N
<br /> Leur amour à été sincére et puis Napoléon la répudié parce-qu'il lui fallait un héritier et qu'il voulait une jeunette.<br /> C'est la vie. Josèphine est morte d'une pneumonie quelques années après que Napoléon ait épousé Marie-Louise d'Autriche.<br /> Bisous Eglantine<br /> <br /> <br />