Je me suis laissée dire, après le pain, on y enfournait les anciens

Dame ! Il fallait bien leur allèger les rhumatismes... Et c'était le temps d'avant ! Celui des croyances anciennes bien souvent, loin d'être aussi sottes que l'on a la vanité de le croire maintenant : celle où plus que tout le pain était l'indispensable !
Sans pain, on était pauvre parmi les pauvres , car pour vivre dignement il se fallait pouvoir en consommer un kilo par jour pour chacun.
Il était la récompense aux durs efforts quotidien. La richesse de mille foyers car en ce temps là, dans la campagne des paysans on arrachait sa survie à la terre, grasse et féconde de la plupart de nos belles régions de France.!
On ne savait rien de l'intensif ni des engrais chimiques à l'excès. La terre était respectée !
Au fil des ans les paysans ont forgés leurs expériences et leurs identités avec la vie de tous les jours.
Bref, autour du four en toutes saisons et par tous les temps la cuisson du pain se faisait collectivement et dans une douce senteur croustillante.
En attendant son tour, car il n'y avait qu'un four par village, se vivaient les nouvelles du pays racontées par les meilleures mémoires.
Et l'on bavardait des milles choses de chez les autres. Avec malice ou non, simplement pour se partager d'autres instants que ceux du travail. Et puis, se venait l'heure de sortir le quignon de la veille et d'y installer son fromage : petits bonheurs savoureux et modestes !
La responsabilité tout comme l'utilisation du grand four voûte de pierres dures, nécéssitait la bonne volonté de tous. A tour de rôles, chacun se devait de l'entretenir dès la cuisson terminée et surtout de le chauffer correctement avant.
A l'intérieur le feu était allumé avec des brindilles et du petit bois. Le feu était ensuite poussé avec des rondins secs d'où s'échappaient une bonne odeur de feu de forêt encore indemne de' la folie destructive et polluante des habitudes de notre temps.
Il se fallait deux heures pour en faire des braises rougeoyantes conduisant à la bonne température.
Venait alors, l'enlèvement des braises utilisées ensuite comme charbon de bois et des cendres pour éloigner les prédateurs se guettant le chou au berceau.
La température du four vérifiée avec des chiffons mouillés on enfournait a l'aide d'une pelle de bois à long manche, les boules de farine de seigle préparées à la maison. (Le froment étant l'apanage des bien nantis)
Dans les campagnes de ce temps là, on ne lisait pas parce-que l'on avait pas appris. Où parce-que les journaux étaient à la portée de peu de bourse.
Alors, lorsque les bavardages d'alentours étaient épuisés l'on chantait ! Les vieux venus
, pour tour à tour, s'y soigner les douleurs et fredonner leur jeunesse. Dans les bouches édentées, salivant par avance de la promesse du pain en cours de cuisson, s'échappaient prouesses et exploits du temps de leur vingt ans. S'en devenaient des aventures grossies par la complaisance de souvenirs à la limite de l'héroïsme.
La cuisson achevée et le four tiédi venait le moment d'y enfourner les anciens perclus de rhumatisme et de douleurs diverses.
Dans ce temps lointain, même sans argent et avec beaucoup de travail, on assurait le pain du jour suivant. Dans celui d'aujourd'hui même avec quelques sous en poche nous ne sommes plus assurés de nos lendemains, car nous n'avons plus l'exigence aussi humble !
Peut-être parfois, devrions-nous regarder les photos jaunies avec plus d'attention. Car c'est lorsqu'elles ne disent plus rien qu'elles nous parlent le mieux.
Et dans son coin la chopine posée à coté de lui, vide au trois-quarts, l'Alphonse attends son heure...
Cela se passe chez le docteur, où l'Amédé se déshabille. Et là le docteur s'étonne.
-- Vous ne portez pas de slip? demande le médecin. Un slip c'est propre, indispensable et en plus c'est chaud !
-- J'vais t'dire, j'ai 82 ans et j'n'en avions jamais porté. J'savions même pas à quoi ça ressemble !
Le médecin l'examine et constate un gros rhume. Il lui prescrit des médicaments et lui conseille de s'acheter des sllips. L'Amédé s'achète les médicaments et plusieurs slips avant de rentrer dans sa campagne.
Le lendemain, il met son slip et s'en va aux champs. Soudain, il est prit d'une envie pressante et baisse son pantalon. La petite chose terminé il remonte le pantalon. (A2h! mais c'est qu'il à ben raison l'docteur, c'est propre, j'avions rien laissé dans mon champs !) Ensuite il s'assied le dos à un arbre, pour boire un petit coup de piquette. (Et bin, nom de nom ! Il avait encore raison l'cocteur, parce-qu'en plus c'est bien chaud !!!
A demain les amis avec Al Weeler. Et n'oubliez pas vos petits com et < Voter le panier du chaton > Merci

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