Un polar à l'ancienne, avec le lieutenant Al Weeler, suite n° 6)

Le cochon qui rêvasse...
... Sa main remonte encore et s'arrête sur des endroits personnels mais pas vraiment privés.
-- Ne faites pas ça, je dis. Ça m'empêche de bien conduire.
-- Je pourrai vous faire l'amour comme personne ne vous là jamais fais, lieutenant, dit-elle d'une voix insinuante. Pensez y.
-- Ca ne rendrait pas Georgie un peu jaloux, ? je lui demande
Elle retire vivement sa main et j'en profite pour reprendre mon souffle.
-- Je peux toujours rendre le petit Georgie jaloux, répond-elle. Si je lui dis que c'est arrivé il me croira. (Elle a un petit rire satisfait) Je vais peut-être le lui dire, d'ailleurs. Que vous avez insisté pour entrer dans la maison aprés m'avoir raccompagné et avez menacé de me rendre la vie dure si je ne cédais pas.
-- Vous vous imaginez qu'il va vous roire ?
-- Georgie croit tout se que je lui dis? Il est comme ça. Je peux l'exciter rien qu'en claquant des doigts-- Je ne pense pas que George pourrait m'inquiéter beaucoup. Il est un peu trop grassouillet et un peu trop petit.
-- George à un caractère épouvantable. J'espère pour vous que vous ne le ferez jamais mettre en colère !
-- Vous croyez qu'il pourrait se mettre suffisamment en rogne pour tuer quelqu'un ? je lui demande.
-- Mais pas son associé, répond-elle lentement. Georgie n'est pas idiot.
La journée s'annonce radieuse. Elle risque également d'être longue. Je prends donc un jus d'orange, des toasts et trois tasses de café pour mon petit déjeuner. A la troisième tasse, je me sens presque assez radieux pour affronter qui m'attends dehors.
Le bureau des deux détectives est situé au quatrième étage d'un nouveau groupe d'immeuble du centre. Le vernis et le vinyle n'ont pas encore perdu leur brillant confèrent au décors un faux air de prospérité . La fille qui m'accueille à des cheveux coupés courts et des yeux limpides et bruns. Sa bouche charnue est appaitissante sans être provocante. Elle est grande, près d'un mètre soixante quinze, et bâtie comme une amazone. Ses seins épanouis gonflent son sweater à le faire éclater et l'admirable rondeur de ses hanches est soulignée par sa jupe qui l'épouse sans faire un faux plis. Toutes ses proportions sont parfaites je remarque :
--- Bonjour, dit-elle, d'une voix plaisamment paresseuse. Je suis Lynn Andrews et vous êtes le lieutanant Al Weeler, pas vrai ?
-- Exact, vous lisez dans les lignes de la main également ?
-- Elle sourit exhibant de belles dents blanches. -- Julie a passé la nuit chez-lmoi et elle m'a tout dis de vous. Elle vous trouve cynique et épouvantable, mais sa description était exacte.
__ Je vous cognerai bien dessus, dis-je, mais étant donné votre gabarit, vous seriez fichu de me rendre mes coups en plus forts. Comment va Julie Trent ?
-- Encore très ébranlée. Je lui ai dis de se reposer une journée chez-moi.
-- Cotlow est là ?
-- Il n'est pas encore arrivé, mais il a téléphoné il y a quelques minutes pour dire qu'il était en route; (Elle observe une pause). Bill Pétrie aimerait vous voir lieutenant.
-- C'est agréable de se sentir désiré.
-- Par ici, dit-elle en indiquant une porte.
-- Quel effet vous fait le meurtre de Lloyd ?
-- Je suis perturbée, répond-elle calmement? Je ne l'ai jamais aimé, je ne vais donc pas éclater en sanglots, lieutenant<<<<<<<<<. Mais le meurtre même de nos jours, c'est quand même perturbant !
Je prends la direction qu'elle m'a indiqué, ouvre la porte et pénètre dans un petit bureau? Le gars assis derrière sa table de travail approche de là trentaine. Cheveux bruns, petite moustache, yeux gris.
-- Je suis le lieutenant Weeler du bureau de shérif, dis-je.
-- Bill Petrie, lieutenant;
Il se lève contourne son bureau pour m'accueillir. Un mètre quatre vingts environ, une carrure athlétique que mais une jambe raide. Sa poignée de main est ferme...
Carter Brown, présenté par Nettoue. La suite du lieutenant Al Weeler mardi 28 Avril.
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