Bacchus, père des orgies, Dieu des vignes et du vin (Suite et fin)

... Et Junon, dans tout ça ? Et bien, elle ne désarmait pas, faisait ses sales coups en douce, posait le plus d'embûches possible sur la route de Bacchus, et s'énervait à en devenir furie, car il gagnait toujours, et buvait ensuite à sa santé !
Cela dura, jusqu'au jour où elle parvint à chiper la foudre de son époux et se lança elle-même à la poursuite de son beau-fils. Que merdasse ! Cet engin, comme chez les grecs d'avant n'appartenant qu'au Dieu des Dieux, était la seule arme capable de les tuer. Se que voyant Bacchus, prit de panique sauta en vitesse de son tonneau et se mit à courir droit devant lui, jusqu'à se qu'il tombe épuisé sur la plage...
Mais papa, qui sans son engin, ne valait pas tripette, rattrapa sa mégère, et le lui reprit, en la tirant quelque peu par la tignasse.
Qu'importe, Junon, après s'être recoiffé envoya aussitôt son fidèle serpent à deux têtes sur le fuyard, lequel dormait le nez dans le sable et la couette au vent ! Râaaaaaalala, réveillé juste à temps Bacchus étrangla une des têtes, la plus vilaine, tandis que l'autre, la vicieuse le mordait au cou, infiltrant en lui, le poison de la folie. La vache...
Errant alors, au hasard, car la seconde tête avait aussi grignoté sa carte routière, il traversa la moitié de l'Europe, (Justement l'Europe, mon pauvre Bacchus, si tu savais le bor....bazar que c'est aujourd'hui ?) Bref, le pauvre Dieu, ne retrouvait plus sa route, n'ayant jamais bu d'eau , et le vin lui manquant, plus que tout, il se commença une déprime... Pour se nourrir, il attrapait des mouches d'un mouvement preste du poignet et les avalait sans les mâcher. Et puis, un jour après avoir beaucoup tourner en rond, il arriva aux portes de l'Egypte où le roi Protée, le recueille et le soigne.
En remerciement, Bacchus apprit aux habitants à cultiver la terre, planter le raisin et extraire le miel, puis il passa en Phrygie, où il acheva de se rétablir avec les phrigiennes et du bon vin.
Pendant la guerre des géants, sentant bien que ses cornes et son cep de vigne ne seraient pas suffisant, il se changea en lion, tandis que pour lui fortifier le moral, papa Jupiter, lui criait depuis son char aux mille colombes, < Evohé, mon fils tu les aura ! >
De retour chez-lui, où ravi il retrouva ses bacchantes, son gros tonneau et ses orgies, il prit le temps d'organiser les premières représentation théâtrales avec pour acteurs sa panoplie d'adeptes.(Satyres, Nymphes, Bergers, et même le Dieu Pan, nouvellement converti), tous portant la Thyrse entremêlée de feuillages, de ceps de vigne, de couronnes de lauriers, de grappes de raisins et surtout de coupes profonde comme des bassines "Tupperware ".
Un jour où il avait bu plus que de coutume, il décida de se faire construire un temple en Arcadie. Celui-ci achevé il y installa son bivouac et ceux de son armée de bacchantes.
On y sacrifia des pies, car Bacchus les jugeait trop bavardes, des chèvres et des boucs, car ils lui bouffaient ses bourgeons de vigne. Parmi les oiseaux fabuleux, il se fit dédier le " Phénix ", par son père Jupiter, et lui apprit à se percher entre ses cornes pendant ses Bacchanales.
Le soleil, le vin et les nanas, certes mais il eut aussi envie de voyager. Il partit donc avec sa troupe de gais lurons, jusque dans l'île de Naxos.
Ébloui par la splendeur sans pareille des rivages, la pureté de l'eau salée, séduit par la qualité des vins de même que par Ariane, pauvre bichette venant d'être abandonnée par ce salopard de Thésée, il décida de s'y établir : Le jour des noces, il offrit à son épouse une couronne d'or, chef d'oeuvre de Vulcain, (L'Héphaitos grec), continua d'honorer outre son épouse, son culte à l'ivresse devenue modérée pour lui faire plaisir, et superstitieux, ne porta plus jamais sa paire de corne.
A Rome, on continua longtemps à célébrer le culte de Bacchus, en se livrant régulièrement à des orgies pantagruéliques, jusqu'en l'an 568, de la création de la ville, époque où le Sénat rendit un décret intimant à plus de modération : Cela ne servit pas à grand chose car certaine coutumes, notamment celles de se remplir les tirelires aux frais des contribuables ne s'abandonnent pas facilement.
Les romains continuèrent donc leurs joyeuses fêtes se contentant de payer les amendes quand ils se faisaient prendre.
Je ne suis pas sûr, mais je crois bien que cette loi, s'appela < Hadopidum >...
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