Réception chez la marquise, (Suite et fin)

Publié le par Nettoue



... Julius en grande livrée surveillait le service impeccable des laquais en grande tenues.
Monsieur de Saint-Amant le sigisbée de la marquise, avait apporté Corneille avec lui.
Tout en apprèciant l'homme et l'écrivain, Louise de Perceval, lui reprochait Rodrigue de Chalon, qui l'initia à la littérature guerrière, espagnole. Elle était d'ailleurs, en train de le lui versifier :

En donnant du Cid, aux jeunes oreilles,
Vous les incitez monsieur, à faire pareil,
Or, se qui est bon dans une tragédie,
L'est très rarement, hélas dans la vie !

Corneille avait l'élocution difficile, et ne pouvait souvent, exprimer son grand talent, que par la bouche d'un autre. N'ayant pas Mondory, son interprète préféré, sous la main, ce fut en  bégayant un peu, qu'il répondit :

Par mon coeur et ma foi, Madame,
Vous déversez sur moi vos reproches,
Avec tant de grâce et de charme,
Que je ne les garderai pas en poche,
Et que pour vous faire bien sourire,
Une comédie, tantôt, je vais écrire...

Saint-Amant les interrompit avec bonne humeur :  Ne le grondez pas Louise, il vient de finir "Cinna " .
--- Bonjour chère amie, bonjour messieurs, que vous voilà donc sérieux ! Plaisanta Athénais de Fresnay.
La marquise aimait beaucoup le jeune femme, qui était chaleureuse et bonne, et n'avait pas la sottise de faire semblant d'oublier la fabrique d'andouilles de Vire, de ses parents. Il fallait reconnaître qu'en le lui rappelant, chaque fois,  qu'elle refusait de lui céder une partie de sa dot, Valère son époux, l'y aidait beaucoup ! Les deux femmes s'éloignèrent.

--- Et maintenant que nous sommes entre gens aimants vos batailles, Pierre, racontez-moi Horace !
--- Vous étiez de sa lecture mon cher, et bien le seul à ne pas m'avoir demandez à ressusciter Camille !
--- Je viens de vous le dire, ni vous, ni moi, n'avons le coeur toujours prêt à faire pleurer nos yeux. Chapelin et d'Aubignac l'ont plus moi.
--- Et plus dévot aussi ! Afin d'agiter sans risque une main qu'il voulait grondeuse, l'abbé Georges, avait du coinçer son livre de prières sous le bras qui ne tenait pas son champagne. Ecclésiastique par vocation, il avait le tort de croire que le port de la soutane le faisait détendeur de toutes vérités. Partant de là, il n'hésita pas à s'infiltrer dans la dernière pièce à jouer de l'écrivain.

--- Vous noircissez, reprit-il, tant de pages à louer l'amour et la gloire par les armes mon fils, qu'il ne vous en reste pas pour louer le Seigneur. Ne pourriez-vous mettre de temps en temps vos héros à genoux ?
--- Ils y sont souvent mon père, s'exclama Saint-Amant enchanté comme toujours à la perspective d'une joute oratoire.
--- A ceux de leurs belles ! Cela ne les conduira pas au paradis !
--- Mais surement au septième ciel. Renchérit Corneille entrant dans le jeu.

L'abbé se signa précipitamment, se qui eu pour effet de faire choir son livre de prières et basculer son verre quand il se pencha pour le ramasser. Il s'en fut, très vite, arrosé er vexé, pour tomber nez à nez avec madame de Joinville, qui dans sa précipitation à le saisir au passage et lui petit, manqua de lui envoyer dans l'oeil le téton folâtre évoqué à l'instant du menu.

Avec son amie Louise, avait rejoint deux époux cousins et inséparables, provisoirement privés d'épouses au profit de deux capitaines de la marine royale, venus se reposer de la mer, en contemplant les doux vallonnements de leur terre natale, pendant qu'eux-même, évoquaient leur fredaines paysannes d'antan, en ponctuant certains souvenirs avec le carré d'une barbe gardée en l'état en souvenir d'une mode qui prônait les vertus de l'agriculture, au temps du bon roi Henry IV.

-- Madame la marquise est servie... Tout le monde se mit à suivre les fumets provenant de la salle du banquet...
Dans le fond de la pièce Bertrand le jeune fils de Louise, en compagnie de son ami Jean de Bouchet futur seigneur de Maléffre, se demandait se qu'avait mijoté sa mère en organisant ce banquet ... ?

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Publié dans histoire coté jardin

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C
le monde des seigneurs et des rois et des reines, ma foi.. bon j'ai pas suivi, alors je ne vais pas épiloguer.. t'as compris que j'avais rien compris. faut bien être honnête quand même.. lol.. bisousclem 
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N
<br /> C'est compliqué mais divertissant. En fait ces Dieux d'operette n'en faisaient qu'à leur tête<br /> Bisous Clem<br /> <br /> <br />
P
Je  suis  un peu  absent  ces  jours-ci  parce  que  je  suis  plus  que  tres  occupé.....! et  le  soir...mes  75  ans  me  disent  d'aller  doucement  et   même  ,  de  frener  dans les  descentes.....alors  les  bras  de   Morphée    sont  d'un  doux  réconfort......bisous  mon  amie  ,  Pierre ..
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N
<br /> Ca ariive cher Pierre et dormir est une bon moyen..<br /> Amicalement à toi<br /> <br /> <br />
R
Une réception dont le but est secret, des personnages hauts en couleurs.. et ta plume embusquée pour tout nous raconter...Un bon moment passé ici...merci beaucoupPasse un bon samedi ma Nettoue, et bises à toi 
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N
<br /> Des extraits que j'aime à faire revivre ! Gros bisous ma Renard<br /> <br /> <br />
F
voilà du beau monde ,  et qui savait versifier à longueur de journée!!  je me suis régalée  !! bsious ma belle dame!
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N
<br /> Je ne suis pas forte pour écrire des vers, mais j'essaie. Bisous ma Fanfan<br /> <br /> <br />
L
Te voilà avec Corneille, l’homme à l’écriture tragique que tu sais si bien intégrer dans la tienne, savoureuse, imaginative, conteuse… Bonne journée. Amitiés de Loic
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N
<br /> J'ai eu ma période, Corneille, Racine, Molière etc. Jeunette je faisais partie d'un théâtre amateur, et j'ai joué aussi l'Aiglon et plein de choses... Amicalement Loïc<br /> <br /> <br />