Extrait d'un roman sans avenir : Réception chez la marquise.

.... Et Guillemette, la gouvernante qui n'en fini pas de frétiller du croupion, en agitant les clefs de ses réserves et de s'exclamer d'une voix prieuse : Seigneur, s'il vous plaît, faites que Julius, (Le maître d'hôtel) laisse notre sommelier juger seul de la qualité de nos vin . Pompette, il dit tout haut les cochonneries qu'il pense généralement tout bas.
Faites aussi, que mon chignon reste à sa place et Louisette à la sienne, c'est à dire qu'elle se contente de regarder les jeunes messieurs, sans envoyer ses yeux s'attarder là, où la mode des chausses étroites, révèlent sans pudeur, leurs constructions intimes.
Ah ! Seigneur, et surtout, pensez à faire taire votre abbé Georges, s'il se met à pérorer sur les vanités du pécher de chair, ça emmerde tous le monde...
Pour la circonstance, le couvert avait été mis dans la grande salle du rez-de-chaussée. Les fenêtres ouvertes en grands pour laisser le soleil venir folâtrer coquinement sur les beaux meubles patinés, éblouir les cuivres aux reflets roux et parer d'éclats argentés le gris de perle des étains.
--- Guillemette, ma chère avez-vous pensé à...
--- Vous m'ennuyez Julius !
--- S'il vous plaît, tonton Julius, pour une fois, laissez-moi servir à table, pria Louisette.
Guillemette intervint : Julius était un âne qui devenait chèvre à l'odeur du pain chaud. (Louisette est la fille d'Eloi, le boulanger du château, et la bonne odeur qu'elle fait exprès d'enrouler autour d'elle, en allant le voir souvent, donne, elle le sait, envie de gouter aux deux mignonnes brioches gonflants son corsage)
--- Pas avant que les hommes soient assis, ma belle ! Sinon tu sais bien que le feu de tes regards est capable de leur ébranler la bonne tenue !
Restait à gérer les décolletées de ces dames de Joinville et des Lustres, dont les tétons aguicheurs laissés à l'air libre dans leur grande moitié, à force de faire trembloter les plats tenus par les valets, recevaient autant de sauce pendant les dîners , que d'agaceries dès que ceux ci terminés, elles s'allaient éviter les vapeurs, dans les allées ombreuses des parcs !
Coupant à nouveau l'herbe sous les pieds de Julius qui en trébucha de mécontentement, Guillemette, décida :
--- Les années lui ayant faites la vue un peu basse, notre sommelier servira les vins, les filles les sauces, et les garçons se qui tient bien au plats : C'était le bon sens même !
On avait mis au menu, des truites pêchées dans la Sartre, (Ah! la Sartre, une rivière que l'on aimerait avoir inventée ! Sauvage, vagabonde, sautant de mottes en vallons parmi les Alpes Mancelles, qui lui serve d'écrin naturel !) Des chapons dodus, castrés dès qu'ils avaient quelque chose de visible à couper. Nourris, surveillés, chouchoutés avant d'être terminés à la bouillie de petit riz au lait !
Venaient ensuite, un civet de vingt lapins susceptibles de mener les trop gourmands en enfer, si se bien nourrir était aussi condamnable que l'affirme les coincés, grenouilles de bénitier aux foies tristes, juste pour vous couper la joie de manger !
Puis, des jambons fumés aux aiguilles de pin, cuits dans leur croûtes jusqu'à se qu'ils en soupirent d'aise... Accompagnés naturellement de toutes sortes de légumes poussés près des bocages mancellois. Et pour finir, les nombreux fromages normands précédents une multitudes de desserts... Un festin...
L'avant-dîner eut lieu dans le salon de visites jouxtant la bibliothèque. Il s'y médit dans les coins, bavarda au centre, s'y amusa par petits groupes aux sympathies déterminées, tout en dégustant un petit vin de champagne commençant à se faire bien connaître, et qui frais et pétillant à souhait, donnait des envies d'y goûter à nouveau...
A demain, les amis pour la (Suite et fin du dîner chez la marquise), Merci de votre fidélité et n'oubliez pas vos com, et votez Weborama.!

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