Extrait d'un roman sans avenir : Louisette chez le duc de Guise.

Louisette, la femme de chambre de la marquise de Perceval, en affaire à Paris, à suivi sa maîtresse reçue chez le duc de Guise... Par jeu, les valets de monseigneur, ne cesse de chahuter la petite normande !
--- Le beau damoiseau qui vient d'arriver, avec encore de la paille dans ses sabots, est sûrement un galant de ta province, pour te faire courir aussi vite ! Affirme l'un d'eux en lui barrant le passage.
Louisette, venait juste de planter là, sa maîtresse, à l'annonce de l'arrivée de Clément.
--- Bas les pattes coquin, se fâcha- t-elle : Clément, est bien aussi distingué que toi ! De plus il a de meilleures manières.
Pour avoir à les ôter fréquemment de son corsage et de ses fesses arrondies, Louisette en avait plus qu'assez des mains baladeuses de la valetaille à monsieur le duc de Guise. A dire vrai, et bien qu'elle en ai beaucoup rêvée, elle était également lasse de Paris.
A Paris, tous le monde se ressemble. Chacun n'est personne et elle même, qu'une petite servante, fondue dans une foule d'autres petites servantes !
A Saint-Léonard-des-bois, on disait d'elle en la voyant :
--- Tiens, c'est la p'tiote à Eloi, le boulanger du château ! Et elle a beau être toute jeunette, la v'la femme de chambre de madame la marquise à c't'heure !
Là-bas, madame la Marquise était hautement considérée, et son nom, un des plus ancien de Normandie, donnait de la prestance à ses gens. Ici ceux qui la rencontrait, la ,saluait presque avec indifférence. Ses quartiers de noblesse impressionnaient très peu, puisque tous le monde en avait, ou s'en inventait.
Il fallait reconnaître que son attitude, devenue distante depuis leur arrivée, ne favorisait pas les contacts : A ce sujet, fallait voir comment madame la marquise foudroyait du regard, les messieurs que son statut de veuve fortunée attirait comme la misère sur le pauvre homme.
La petite, que pourtant l'on pouvait affrioler sans peine, dans le bon goût s'entend,la comprenait tout à fait, car la plupart, ressemblait à des paons fatigués par l'usage d'une basse-cour surpeuplé : Crêtes flamboyantes sur ergots fanés. Tout dans les plumes et le reste en déconfiture ! Une belle apparence certes, mais à l'inverse des paonnes, les dames n'appréciaient pas toujours, que l'on utilise sa queue pour en faire des éventails !
Après avoir cogné du pied, l'impudent, qui d'ailleurs ne le sentit qu'à peine, puisqu'ayant l'allure d'un coq, il en avait aussi le mollet, que dans l'espoir de s'en faire une belle jambe, il se renforçait le bas avec de l'étoupe. Louisette reprit sa course effrénée jusqu'à la salle de repos, normalement réservée à une certaine variété du personnel masculin de l'hôtel de monsieur le duc de Guise....
(Suite et fin) de < Louisette à Paris, > demain... Je vous embrasse mes amis. Merci de votre intérêt pour ce blog, et n'oubliez pas vos com et votez Weborama

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