Un polar à l'ancienne avec Al Weeler: suite n° 23 )

Publié le par Nettoue



Le cochon qui rêvasse.

Pour l'empêcher d'entrer dans la chambre où le lieutenant sait à présent trouver Stevenson, Delilah, essaie de lui planter un coup de couteau à partir des coucougnettes jusqu'au menton. Weeler,  l'envoie au tapis, entre, jette Jenny dans le couloir, et interroge Stevenson, en train de remettre à la hâte, ses jambes dans son pantalon.

-- Pourquoi avez-vous tuer Llyod ?
-- Lloyd ? (Il me dévisage un instant.) Qui c'est Lloyd, bon Dieu ?
-- Votre femme a fait appel à une agence de détectives privée pour vous faire surveiller. Je lui explique. Un de leurs agent vous a filé les deux premiers jours, puis un des associés a prit le suite. Il a annoncé qu'il était sur un gros coup et là dessus, il a été assassiné.
-- Mary a fait ça ? (Il manque de s'étrangler sur sa propre bile.) Engagé une agence de détectives, sacré nom de Dieu ! Ah, la garce ! j'aurais du la tuer !
-- Vous faites pas de mouron pour votre femme, je lui conseille. Faites-vous du mourron pour Lloyd.
-- Vous vous imaginez que je l'ai tué ? s'exclame t-til, les yeux ronds de stupeur. Vous êtes dingue ou quoi ? Je savais même pas que ce gars existait avant que vous prononciez son nom.
Nous reprenons toute l'affaire  en long en large en travers. Il ignorait totalement  que sa femme avait fait appel à une agence et il n'a certainement jamais vu Lloyd ou Julie Trent. Ou personne d'autre de l'agence. Son alibi pour l'heure du meurtre de la fille est un peu vague. Mais au moment où Lloyd a été tué, il était en train de livrer sa marchandise aux gars du chantier dans leur camp de remorque le long de la nouvelle autoroute.
-- Vous n'avez qu'à demander à n'importe quel mec là-bas, dit-il. McLean, le contremaître, ou un autre. J'ai dû arriver vers onze heures ce matin-là et je suis parti au moment où ils faisaient la pause pour déjeuner.
-- Très bien, dis-je. Je vérifierai.
Un téléphone blanc est posé sur la table de chevet. J'appelle le bureau et tombe sur un sergent de garde. Il me promet d'envoyer immédiatement la voiture de patrouille la plus proche. Je raccroche et regarde Stevenson qui est en train de nouer sa cravate avec soin devant la glace.
-- Vous devez avoir la cervelle dérangée, déclare-t-il avec amertume. J'ai jamais tué personne, de ma vie ! S'il y a une chose que je déteste, c'est la violence physique.
-- Je n'ai jamais pensé que vous ayez tué Lloyd ou la fille.
Il prend une profonde aspiration, puis exhale son souffle lentement.
-- Ah, vous m'avez bien eu ! dit-il et quand il se retourne, son grand sourire de commis voyageur commence à fleurir sur ses lèvres. Je ne vous en veux pas lieutenant. Vous avez un boulot à faire, et vous êtes obligé d'enquêter sur tout le monde. Eh bien, enchaîne-t-il et son sourire s'élargit encore, ce que je n'aurais pas cru possible, je crois que je vais filer.
-- Vous n'allez nulle part. Si ce n'est au bureau du shérif quand la voiture de patrouille arrivera.
-- Vous me bouclez ? demande-t-il, indigné. Et pour quel motif ?
-- Proxénétisme pour commencer. Ensuite il y a cette petite vietnamienne que vous avez si obligeamment fournie à cette chère Mme Mayhew pour la distraire. La came que vous avez filée aux gens du chantier. (Je hausse les épaules.) Je suis sûr que ça n'est pas tout, nous verrons plus tard.
Je le laisse passer devant pour gagner le living-room.
Les deux filles sont assises côte à côte sur le divan, Jenny les bras croisés sur ses seins fantastiques, et Delilah, pelotonnée dans son peignoir comme si elle avait brusquement prit froid.
-- Vous voulez vous habiller, les filles ? Je demande poliment. Ou bien vous tenez à aller dans cette tenue au bureau du shérif ?
-- De quoi on est inculpé, cochon ? me crache Delilah
-- D'agression sur la personne d'un officier de police avec une arme meurtrière, je réponds. Prostitution. Tu veux autre chose ?
-- Tu as bien changé, commente la rouquine d'un ton acide. Cet après-midi, tu te conduisais comme un flic gentil et raisonnable.
-- J'aurais continué, si vous m'aviez dit des choses ressemblant vaguement à la vérité. Si pour commencer, vous m'aviez dit que vous étiez une écurie de deux filles, dirigée par Stevenson ici présent.
-- Tu sais quoi ? demande Delilah d'une voix grondante je regrette bien de ne pas t'avoir suriné pour de bon. En plein dans les...
-- Ta gueule ! intervint Jenny. On a déjà assez d'emmerdes comme ça.
Elle se lève, force Delilah à en faire autant et la pousse dans la chambre à coucher. Dès que la porte s'est refermée sur elles, Stevenson me regarde, plein d'espoir.
-- Corrigez-moi si je me trompe, lieutenant. (Il a une petite toux nerveuse.) Mais vous cherchez un meurtrier, c'est bien ça ?
-- C'est ça.
-- On pourrait peut-être s'entendre. Ne faites pas attention à Delilah. Elle est un peu nerveuse en ce moment. Mais je peux la calmer. Elles gagnent beaucoup de fric à elles deux, lieutenant. Ces filles sont vraiment des travailleuses de choc. (Il se hasarde à me gratifier d'un clin d'oeil égrillard.) Et elles n'ont pas leur pareille pour détendre un gars après une rude journée. (Il écarte ses mains devant lui.) Je serai franc, lieutenant. Vous nous tenez à la gorge pour le moment. Mais qu'est-ce que vous diriez de dix pour cent de ce que les filles gagnent, et une bonne séance à l'oeil chaque fois que vous en aurez envie.(Je me contente de le regarder et il enchaîne aussitôt, comme je m'y attendais.) Avec disons mille dollars tout de suite comme acompte ? Une petite avance, sans plus !
-- Vous savez quoi, Stevenson ? je réplique.Votre seule présence dans la pièce offense mes narines.
Il devient blême, puis il se met à jurer d'une voix monocorde et je suis bien content de voir arriver les deux gars de la voiture de patrouille pour rompre la monotonie. Une fois qu'ils ont tous été embarqués - les deux filles sapées comme des princesses - j'appelle Petrie.

Carter Brown, présenté par Nettoue. Nous retrouverons le lieutenant Al Weeler mercredi 3 Juin. Et demain, ce sera (Je me suis laissé dire...) Je vous embrasse mes amis et n'oubliez pas vos com. et votez Weborama. Merci.


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Publié dans entre parenthèse

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<br /> <br /> Il y a un problème chez OB : mes liens sponsorisés n'apparaissent plus sur l'article du jour depuis ce matin !<br /> Ils sont pourtant sur tous les autres articles ...<br /> <br /> <br /> Bisoux<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> C'était le cas chez moi pendant trois joues, j'en avais qu'un seul ! Mais je suis sur d'avoir cliqué chez toi hier en profondeur. Pour moi tout est rentré dans l'oredre, mais je leur ai écris<br /> deux fois ! Ils font encore des changement dans l'administration des (sous)<br /> <br /> <br /> Bises ma douce<br /> <br /> <br /> <br />
M
bonne nuit "principezza"bisou de lectrice noctambule
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N
<br /> Que fais-tu debout à ces heures là ? Je me couche tôt et me lève tôt, mais toi, ma belle, tu n'étais pas encore couchée ou déjà levée ?<br /> Bisous Mamalilou<br /> <br /> <br />
L
J'aurai du être détective ! rien que pour inspirer Nettoue ! hi hi hibelle soirée Nettoue d'enfer !
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N
<br /> Tes poèmes m'inspirent déjà plein de choses. Je ne te dirai pas lesquelles... Bisous<br /> <br /> <br />
L
Bonjour,<br /> Tu passes tous les jours, maintenant. Ton week-end a-t-il été beau ? Bon ? Tu as dû pouvoir glaner quelques informations dans tes lectures ou dans tes rêveries… A bientôt. Amitiés. Loic
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N
<br /> Cela fait déjà longtemps cher Loïc que je publie tous les jours... Je t'embrasse<br /> <br /> <br />
E
Encore une page passionante... pourquoi donc faut il attendre... ton prochain bouquin j'attendrai le der nier chapitre pour le lire... sourires vers toi et gros bisou
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N
<br /> Merci Eric. Celui là tire sur sa fin. Mais je vais trouver autre chose... Bises mon ami<br /> <br /> <br />