Un polar à l'ancienne avec Al Weeler, suite n° 15)
Le cochon qui rêvasse.Après avoir enquêté chez Alyson Lloyd, l'épouse du mort. Dans leur agence de détective privé où il rencontre outre l'associé de lloyd, Cotlow, l'amant d'Alyson, Petrie, Lynn Andrew, la secrétaire de Cotlow, avec qui il a rendez-vous le soir même. Puis à la villa du couple Stevenson, notamment avec madame Stevenson, qui fut l'instigatrice des recherches au cours desquelles Lloyd fut assassiné, le lieutenant honore son rendez-vous avec Lynn Andrew...
.... Une analyse détaillée ? répète-elle, perplexe.
J'avale une dernière lampée de Scotch , pose le verre et me lève. En quatre enjambées rapides, je me retrouve près du fauteuil où elle est assise. Je le prends par les deux mains pour la tirer et la mettre sur pieds, puis je me laisse tomber à ses genoux devant elle.
-- Vous êtes un fétichiste du pied, gémit-elle, Seigneur il ne me manquait plus que ça !
Je saisis à deux mains le bas de son caftan, puis, sans le lâcher, je me relève. Le tissu suit docilement le mouvement jusqu'au milieu de ses cuisses. Je le retrousse un peu plus haut, mais les mains de Lynn descendent à la rencontre des miennes et essaient de les arrêter. Une lutte à quatre mains s'ensuit pendant un instant.
-- Il y a une fermeture éclair, dit-elle, les lèvres retroussées sur ses dents blanches. Ou bien est-ce que vous avez l'intention de m'étouffer avec mon propre caftan ?
-- Une fermeture éclair, je marmonne. Qu'est-ce qu'ils vont bien inventer après ça ?
Je lâche le caftan qui retombe sur ses chevilles. J'empoigne ensuite Lynn par les épaules, la fait pivoter pour qu'elle me tourne le dos. La fermeture coulisse jusqu'au creux de ses reins. Je rabats le vêtement sur ses épaules et le laisse glisser jusqu'au sol. J'ai l'impression de dévoiler une statue vivante. J'avais raison, elle ne porte rien en dessous et à la brusque apparition de cette admirable chair blanche et rose frémissante, je me fais soudain l'effet d'un génie créateur. Son derrière est d'une beauté insurpassable. Des fesses généreusement arrondies, fermes et cambrées. Je les prends dans mes mains et, bon d'accord, il en reste encore un peu, mais qui s'est jamais plaint d'un excès d'abondance ? A contrecoeur, je les lâche pour la prendre par les épaules et la tourne vers moi. Des seins majestueux, monumentaux, se dressent comme des sommets jumelés. Une lente descende du bout des doigts sur ces pentes fantastiques doit permettre à n'importe quel sportif d'atteindre le Nirvana. Sa taille étranglée fait ressortir le galbe de ses hanches et le renflement de son ventre est ponctué par un buisson de poils châtains. Ses cuisses sont rondes et solides, ses genoux troués de fossettes, ses chevilles délicates.
-- Lynn Andrew, je déclare, vous êtes la féminité incarnée, coulée dans le moule de la perfection.
-- C'est ça une analyse détaillée ? demande-t-elle.
-- J'allais justement m'attaquer à l'analyse détaillée, dis-je froidement; puis je prends ses seins au creux de mes mains et les soulève doucement. La perfection j'annonce. Belle comme une statue. L'incarnation de tout se qui est vraiment féminin. Qu'est-ce qu'un homme peut bien demandé de plus ?
-- Oh, je sais bien quoi, dit-elle. Je crois que tu peux sauter l'analyse détaillée, Al. Je vais aller me pencher sur le dossier d'une chaise. Ou est-ce que tu préfères que je me mette à quatre pattes sur le tapis le cul en l'air ?
-- Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles ?
-- D'accord, tu peux me cogner, dessus, reprends-elle. Tous les hommes réagissent de la même façon dès que je me fous à poil. Je crois que c'est une sorte de réaction instinctive devant cette masse de chair.
-- Tu es complètement dingue, je proteste d'une voix enrouée. Je ne vais pas te taper dessus. Je vais te faire l'amour !
-- Tu crois ? fait-elle, indécise.
Nous faisons l'amour sauvagement, ses seins généreux écrasés sous ma poitrine, ses jambes nouées autour de ma taille tandis que je pétris à pleine mains les globes voluptueux de ses fesses.
Elle pousse un grognement de satisfaction et tout son corps tressaute violemment quand elle jouis me précédant de quelques secondes.
Quelques minutes plus tard, je me rends dans la salle de séjour et me prépare un verre que je ramène dans la chambre à coucher. Lynn est toujours étalée sur le lit, un sourire béat aux lèvres. Sa poitrine magnifique se soulève encore au rythme de sa respiration haletante.
-- C'était formidable. (Elle pousse un soupir de satisfaction.) L'amour dans la position du missionnaire, et pas la moindre perversité !
-- Ne me dis pas que tu n'as jamais fais l'amour comme ça ?
-- Pas souvent, dit-elle, et jamais aussi réussi.
-- Je parie que tu dis cela à tous les gars ! Dis-je avec un sourire. En tous cas, un mec qui n'apprécie pas ton corps fantastique est un imbécile ou...
-- Ou alors quoi ?
-- Un nabot frustré, envieux, et qui pourrait te haïr parce-que tu as ce physique et que tu es une femme. Il pourrait trouver que c'est injuste et y voir même une insulte à sa virilité.
- Peut-être, dit-elle sans enthousiasme. On s'en fiche d'ailleurs, non ? Quand vas-tu revenir au lit pour qu'on puisse recommencer ? On pourrait se montrer vraiment intrépide cette fois, et essayer la position du missionnaire à l'envers. Moi dessus.
-- Un nabot pourrait trouver ça excitant, de te frapper et de t'humilier. De son point de vue, ça égaliserait le score.
-- Tu commences vraiment à me raser, Al, dit-elle.
-- C'est parce-que tu as pitié de lui ? je demande. Ou parce-que c'est ton patron ?
Elle me regarde et détourne vivement les yeux.
-- Tu ne t'arrêtes donc jamais de travailler ? demande-t-elle à voix basse. Ou est-ce que c'est ton coté voyeur . Qu'est-ce que tu veux, bon Dieu ? Une description coup par coup, la façon dont il m'obligeait à me pencher par dessus l'accoudoir et me cognait ensuite avec une badine ? Et ensuite, comme il aimait ma prendre par derrière, parce-qu'il adorait m'entendre pousser un cri de douleur chaque fois que son gros ventre cognait contre les jolies zébrures qu'il m'avait fait sur le cul ?
-- Je n'ai pas demandé comment, Lynn, dis-je sèchement. J'ai seulement demandé pourquoi ?
-- Il me faisait de la peine. Est-ce que ça répond à ta question ?
-- Il te faisait de la peine ?
-- Il se mettait la ceinture. Lloyd avait une femme et il avait Julie en plus. George Cotlow n'avait aucune vie sexuelle.
-- Sauf avec Alyqon Lloyd.
Son visage se durcit.
__ Je ne le savais pas à ce moment là. Je ne l'ai appris que plus tard.
-- Tu penses que Cotlow aurait pu tuer son associé, pour garder Alyson, par exemple.?
-- Je ne sais pas, répond-elle avec lassitude. Il est capable de tuer, je suppose. C'est un type complètement frustré. Je ne pense pas que ce soit un vrai sadique, pas avec Alyson, sûrement. Il essaye seulement de se venger de se qu'il est, de la façon dont il est bâti.
Elle se redresse sur son séant, se lève et se dirige vers le placard. Elle sort un peignoir, l'endosse et serre étroitement la ceinture à la taille. Puis elle se tourne vers moi, mais ses yeux marrons ont perdu toute leur limpidité.
-- C'était amusant, dit-elle. C'était bien plus que cela, mais il a fallu que tu joue les flics et que tu gâches tout.
-- Je suis désolé, dis-je en toute sincérité..
Carter Brown, présenté par Nattoue. La suite samedi 16 Mai. Demain nous retrouverons Triffouilly-les-Ouillottes. A bientôt les amis et n'oubliez pas vos com, et votez sur le < Panier du chaton > Merci

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