Un polar à l'ancienne avec Al Weeler, suite n° 13)

Le cochon qui rêvasse :
Nathan Lloyd est retrouvé mort dans la penderie de sa secrétaire et maîtresse. Le lieutenant Al Weeler va avertir son épouse. Guidé par Trixie Hall, qui participe à la fête donnée par Alyson Lloyd, il trouve celle-ci en train de faire l'amour dans une cabine au bord de la piscine avec Cotlow, l'associé de Nathan, dans leur agence de (Recherches privées). Le lieutenant commence ses recherches par cette agence. Il fait la connaissance de Lynn Andrew la secrétaire de Cotlow avec qui il doit dîner le soir même et Bill Petrie un détective de l'agence. Bizarrement, lorsqu'il fut assassiné, Nathan venait de reprendre une enquête à Petrie, pour la mener à son propre compte. Elle concerne une dame Peterson chez qui Al Weeler se rend le lendemain. Il va ensuite rendre visite à Trixie Hall...
-- Moi, aussi !
-- Elle sourit.
-- Je parle trop comme d'habitude. Chez-moi, c'est une maladie.
-- Je devrais rentrer au bureau et rédiger un rapport quelconque. Mais il fait tellement beau. Et brusquement je me suis rappelé que vous habitiez dans le coin.
-- Vous avez cherché mon adresse dans l'annuaire ?
-- Non, j'ai demandé à une voisine. Vous aimiez bien Nathan Lloyd ?
-- Oui, je l'aimais bien. Et je le plaignais aussi. Comme tout le monde. D'être marié avec cette garce d'Alyson.
-- Vous pensez qu'il était au courant pour Cotlow et sa femme ?
-- Je suppose que oui, elle ne se cachait pas. Vous avez vu hier à cette soirée ?
-- Oui, en effet.
La blonde petit format fait la grimace. Sa main repose toujours sur sa cuisse. Elle hausse négligemment les épaules.
-- Je vais continuer à chercher. Vous ne savez rien sur cette mystérieuse affaire qui l'a forcé à partir en voyage ?
-- En tous cas, il était drôlement excité, dit-elle.
-- Quand ?
-- Avant hier soir. Il est passé me dire qu'Alyson allait comme d'habitude donner
une fête pour célébrer son départ en mission. Il m'a dit qu'il avait décelé un truc inquiétant dans les rapports de Petrie.
-- Et c'est tout ?
-- Je ne vous ai pas appris grand chose, je suppose.
-- Merci, de toutes façon, dis-je en me levant. Je suis très content d'avoir parlé avec vous, Trixie.
-- Et vous n'essayez même pas de me séduire ? Je me sens insultée !
--- Mon petit chou, je réplique, vous ne vous sentez pas insultée, vous étés soulagée...
Bill Petrie avale une gorgée de son dry Martini, puis repose son verre.
-- Oh, parfait ! Dit-il. Vous vous êtes fait passéé pour moi chez madame Stevenson, jusqu'à l'apparition du mari, et alors vous êtes redevenu vous-même. C'est ça ?
-- C'est ça, je répète aimablement. Stevenson s'était imaginé qu'il venait de pincer l'amant de sa femme. Il n'aurait jamais voulu croire un privé du nom de Petrie. Mais il fallait bien croire à l'innocence d'un lieutenant de police, parce-qu'il avait forcement mauvaise conscience en face d'un flic, comme tout un chacun.
-- Vous avez vraiment une curieuse façon de raisonner , déclare Petrie.
-- Je lui ai demandé ce qu'il vendait et il n'a pas voulu me le dire.
-- Cotlow vous a parlé de l'affaire ?
-- Contre son gré, et le dossier a disparu du classeur. C'est pour ça que je vous ai donné rendez-vous dans ce bar. Pour avoir des éclaircissements.
-- Bon, allez-y lieutenant. Si je peux vous aider...
-- Mary Steveson a engagé les services de votre firme pour faire suivre son mari parce-qu'elle s'imaginait qu'il la trompait. Une filature classique et ils vous ont confié le boulot. Au bout de deux jours, Lloyd et Cotlow ont examiné vos rapports et ont trouvé que quelque chose clochait. Ils en ont parlé avec vous et vous avez pensé que Stevenson était peut-être un encaisseur et qu'il faudrait le signaler à lia police. Ils ne voulaient pas et vous ont enlevé l'affaire, dont Lloyd a décidé de s'occuperer lui-même. Exact ?
-- Oui, acquisce Petrie. C'étaient eux les patrons et je n'ai pas discuté.
-- Aucune des visites que faisait Stevenson au cours de ses tournées n'indiquait un boulot de représentant de commerce. Deux bars, des appartements privés, et un chantier le long de l'autoroute.
--- Oui, lieutenant. Vous voulez que je vous recommence les rapports, n'est-ce-pas ?
-- Oui, vous ne pensez quand même pas que je vous offrais un verre parce-que je vous trouvais sympathique ?
-- J'ai moi-même été flic dans le temps répond-il avec un sourire. Je sais se que c'est qu'un pot de vin.
Il déplie la serviette en papier et se met à écrire. Quand il a terminé, il replie la serviette et me la tend.
- Qu'est-ce-qu'il peut bien vendre, d'après vous ?
-- Comme vous l'a dit Cotlow, j'ai pensé qu'il devait passéer ramasser de l'argent. J'y ai réfléchis par la suite, et ça ne tenait pas tellement debout. On peut < protéger > des bars, d'accord, mais des femmes seules ? Et une bande d'ouvriers qui construisent une autoroute ? Le racket de la loterie ne tient pas tellement debout non plus. Vous pensez que Lloyd a découvert quelque chose d'important et qu'on la tué pour ça ? Je vous offre un verre ?
-- Non merci. Qu'elle heure est-il ?
-- Cinq heures er demi.
-- Il faut que je fasse une apparition au bureau du shérif.
Je regagne le bureau. Annabelle Jaxkson, secrétaire du shérif et perle du sud, est déjà partie. Le bureau est sinistre sanhs sa blonde présence. Il existe entre nous une sorte de relation haine -amour, mais depuis quelque temps, il semblerait que nous avons sombré dans la neutralité. Le shérif Lavers est encore là.
Il est assis derrière son bureau, sa vaste panse contre le bord et un énorme cigare entre les dents, comme d'habitude.
-- C'est très gentil à vous de venir nous voir un instant Weeler. (Il me sourit et ses cinq mentons frémissent à l'unisson.) Que s'est-il passé . Il a fallu qu'elle rentre chez-elle avant le retour du mari ?
-- Vous savez ce que c'est, shérif, je réplique. L'intrépide chasseur qui sommeille en moi ne peut se résigner à l'échec. Quand je travaille sur un homicide je ne peux plus m'arrêter.....
Carter Brown, présenté par Nettoue. La suite du lieutenant Al Weeler mardi le 12 Mai. Demain nous retrouverons Tristant et Iseut. Et n'oubliez pas vos petits com et votez sur le < Panier du chaton >, Merci les amis;

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