Je m'en souviendrai toujours...; mais crotte de crotte !!

J'étais à Paris, vous, vous en souvenez, j'y allais souvent, lors de mon second, parcours professionnel ! Je vous ai raconté, le beau hippie de la place Saint-Michel...
En l'occurrence, il s'agit là, de toute autre chose... Bref, s'était le matin, et je devais prendre, mon train de retour, à 17 heures, 45. Mon hôtel, toujours le même, ( cela à son importance ), réglé et ma valise déposée, dans un casier de consigne, sa clé, bien au chaud dans une pochette de mon sac à main, je flânais, avec en tête, l'idée coupable, de m'acheter quelque chose, au dessus de mes moyens !
Il y a des jours, comme ça ! Alors, direction des galeries Lafayette, haut lieu de mes orgies vestimentaires...après avoir déjeuner d'un sandwich, à la baguette parisienne et au camembert, au café de la paix, place de l'opéra.
Là, et voyez mon degré d'inconscience, l'oeil conquis, par un pull angora, caramel doré, dans la boutique Dior, j'entre en cabine, pour l'essayer. En ressort; pour en mieux tester la couleur, et hop.... Une violente poussée dans le dos, me projette, sur un sein, heureusement accueillant, d'une bonne personne venue, comme moi, s'handicaper fortement, la fin du mois.
Trois secondes, pas plus, pour que mon sac, posé sur le tabouret de la cabine, se prenne la poudre d'escampette, avec une voleuse attachée à sa bandoulière !
...., Pressez sur le bouton d'alarme, cria mon soutien maternel, inopiné...Il bloque les escalators, les portes d'ascenseurs et de sorties !
...., Impossible, répondit notre vendeuse, le rouge de la honte au front.... Nous n'avons le droit de l'actionner que, si c'est le magasin qui se fait voler !
Dame, compris-je, la voleuse étant susceptible de dépenser, le produit de son larcin, dans l'un ou l'autre des rayons, la chose, pour eux, est de moindre importance .... Et crotte !
Je me suis sentis, tout soudain, comme amputée, d'un morceau de moi-même. Dans ce sac, il y avait les photos de mes < gnolus > bébés ! Leurs mèches de cheveux blond rangés dans un écrin, la vieille montre en argent, de ma grand-mère de Bussière-sur-l'Ognon, laquelle ne me quittait jamais. Mes papiers d'identité, quelques bijoux, que j'avais mis le soir précèdent, lors d'un dîner , avec quelques membres de l'entreprise de prêt à porter, où je travaillais alors, 750 francs, mon chéquier, mon billet de retour, et... la clé de la consigne du casier de la gare de l'est... Crotte !
J'avais, mal à l'âme, le coeur au bord des lèvres, subissais une espèce de panique, m'ôtant toute initiative.
La chère femme, qui venait de m'adopter, momentanément, m'emmena au bureau sous-directorial de l'établissement. J'y fut bien reçue, c'est à dire, dans l'indifférence, la plus totale ! Pfft, une provinciale conne, ne sachant pas, qu'à Paris on s'essaie le vêtement sans quitter son sac à main ??? Et crotte !
Néanmoins, magnanime, autant que grand seigneur, on me fit cadeau d'un ticket de métro et de l'adresse du commissariat le plus proche !
On m'y reçu en hochant la tête, et me fit une attestation de vol, à remettre à leur collègue de la gare, afin que je puisse, récupérer, au moins ma valise !
Que nenni ! Impossible, < vous êtes au vert, demain vous serez, à l'orange, et je ne pourrais vous l'ouvrir que lorsque vous serez au rouge > ! Si on force, on se peut détraquer tout le système. ... Crotte !
Ma voleuse dispose donc de trois jours, pour venir me piquer, aussi ma valise !
De retour à l'hôtel, ( de la l'importance signalée, au début, ) j'appelle le bureau de mon patron direct. Il n'est pas là, me répond sa secrétaire électrique ! ( ses robes collent toujours à ses collants, voir à son derrière, avec une rare rigueur ), Il n'est pas là, et elle ne sait pas, quand il va rentrer !.... Crotte !
J'appelle ensuite celui de mes gnolus qui bricole au magasin, pendant ses vacances, et lui demande l'envoi d'un mandat télégraphique de mille francs.
J'attends dans le hall, je m'angoisse, au delà du possible ! C'est mon tempérament, mes angoisses sont toujours, au delà du possible ! Une boule incongrue m'obstrue l'oesophage, ma bloque le respiration ! Les photos de mes petits, leurs mèches blondes, la montre de ma Lina, mes papiers, mes sous !... Un coursier arrive...
...., Il faut une carte d'identité, pour toucher un mandat hors de chez-vous ! Mais vous pouvez aller au bureau de poste, avec deux témoins pour dire, que vous êtes bien qui vous dites !... Crotte !
La directrice, et le cuisinier propose de m'accompagner ! Merci, mon Dieu ! Et là, je vous jure que la chose est vrai ! On leur demande leur livret de famille... Je tempête, je hurle ! La vieille ascendance ibérique, du temps où la Franche-Comté, suite à une magouille de l'Autriche, est devenue, pour un temps possession espagnole prend le dessus ! Je crache des clous, mais épuisée de détresse, je suis moins efficace, je suis vidée, comme une vieille outre, en peau de bouc !... Crotte !
...., Vous allez en faire quoi, de mes sous, je ânonne, la bouche pleine de postillons désespères ?
...., Si vous le souhaitez, on les renvoie à l'expéditeur... Je ne le souhaite pas, mais ?...
De retour à l'hôtel, je retéléphone à mon patron. Il est là et m'apporte des subsides. Puis à mes enfants et à la dame qui les garde. De retour chez-moi, le lendemain, je vais à la mairie de la petite commune où j'habite... Et devinez quoi ? On me demande mon ancienne carte d'identité, ... Ou un extrait de naissance, et la chose" va prendre une bonne quinzaine de jours... Crotte !
J'appelle, ma maman, à Besancon. Elle sait tout, un gnolu l'a déjà, fait . Il est en route. Deux jours après je retourne à Paris voir si mon casier à bien passé au rouge ? V'oui, et ma valise est bien là, ... Merci mon Dieu !
Rentré chez-moi, mon fils m'annonce qu'il a reçu, un avis de retour à l'envoyeur, et que l'on peut aller récupérer nos sous... dès que j'aurai ma nouvelle carte d'identité..
Mais, mes photos, les beaux cheveux blonds de mes petit, la montre de ma Lina... ?
A bientôt mes amis et pensez au petits com et clics, merci

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