Airelle et Myrtille... ( suite n°3 )

A présent, Louise, explique à Bertrand, la façon, dont elle s'y ait prise, pour cacher les rescapés de la tuerie, ordonnée par le général Gassion, dont furent victimes les < Nus-pieds >, devant les murs, de Coutence, Vire, Caën et Rouën.....
...., Il se fallait bien, gagner le temps, dont allait avoir besoin le chancelier, pour s'en venir nous demander de l'aide ! Voyez-vous, mon fils, en lui refusant celle, de nos paysans, pour accéder à nos forêt, je savais, qu'il s'y rendrait quand même ! Mais pas avec des recrues prélevées d'office. Nos gens ont la vue très basses, s'ils se sentent soutenus ! Séguier à bien compris cela, et aussi qu'il était manoeuvré ! Qu'importe, son armée de renfort ne trouvera plus personne, en arrivant, à part, peut-être quelques loups attirés, par son odeur de sang !
Le petit Marquis aspira, une large goulée d'air...
...., Et bien entendu, dit-il, avec un calme, qui se moquait de sa propre crédulité... Vous êtes sur du fait, car à peine, m'aviez-vous expédié, hier, chez notre notaire, ignorer se que vous, vous apprêtiez à faire, hors de ma présence, c'est à dire, avertir nos bois de se séparer des fuyards qui s'y cachaient, vous l'avez fait ! Et, en me retenant tard, à déguster son calvados, puis à demeurer sous son toit, le temps d'en dissiper les vapeurs, maître Fridou, à montré sa bonne volonté, à se soumettre à vos recommandations, n'est-ce-pas madame ? Bref, qu'avez-vous fait des survivants ? Et pour commencer, où les avez-vous ramasser ?
...., Dans notre bonne forêt d'Ecouves, répondit Louise, soulagée de ne pas avoir à s'étendre davantage sur Fridou. .... Nos fermiers ont oeuvrés, avec tant d'ardeur, expliqua-t-elle ensuite.... qu'ils ont ils réussi à les éparpiller, dans les châteaux, amis, bien avant que n'arrive les mercenaires du général. Les nôtres, sont rangés, bien proprement, entre les casiers de nos meilleurs crûs !
Voilà donc, une affaire rondement menée, n'est-ce-pas ?
Et comme seul, le silence lui répondait, elle insista, de la prière dans la voix !
...., Bertrand, cessez de me faire vos beaux yeux de châtaigne brûlée, vous savez bien que la broderie m'ennuie
°°°°, Vous venez de faire de moi, un adulte, maman, pensa Bertrand,mais le moment de vous laissez vous en apercevoir, n'est pas encore venu, avant de répliquer avec un vague sourire.
...., En effet, mais à l'image des autres mères, vous, pourriez vous exercer, à me marier à votre idée ! Où encore, vous distraire, avec vos amies à médire de celle, qui ne le sont pas ! Même versiculer, sous l'égide de votre sigisbée, monsieur de Saint-Amant, dont la présence assidue m'ennuie parfois, serait davantage, une occupation de dame !
Louise eut un sourire qui lui allait bien. Réguliers, ses traits avaient plus de caractère que de beauté ! Le fait importait peu, car sur son visage aux pommettes prononcées, et son teint trop mat, pour répondre aux critères de la mode, ils ne semblaient exister, que pour mettre, en valeur, une paires d'yeux somptueux : larges, curieusement relevés vers les tempes. Ils étaient de la couleur, d'une mer bretonne, dont ils avaient aussi, les humeurs et le mystère.
Par ailleurs, et ajoutant à son charme, elle possédait un corps parfait, qui à quarante ans, gardait la fraîcheur de ses vingts ans !
L'alerte, avait été chaude, mais elle était passée. Pour cette fois...., Déjà, le regard brun, aux reflets d'or, du petit Marquis, commençait à rire...
C'était les heures d'un soir, ressemblant à celle des autres hiver...
Le soir envahissait, la fin du jour, en une masse épaisse et homogène, au sein de laquelle, tout se confondait. Le froid, moins vif, présageait la neige prête à tomber, sur un sol durçi par les gelées.
Louise quitta, sa bergère douillette, s'approcha d'une fenêtre... De là, elle pouvait apercevoir, le falot des serviteurs, vaquant à leurs dernière occupations. Chaudement vêtus, honnêtement nourris, proprement logés, on pourrait les croire indiffèrent aux soucis des autres ! Ce n'est pas le cas, car chacun d'entre-eux, à entendu parler de ses ramasseurs de sel, partis en guerre, pieds nus. L'approuve, le plaint, ou le pleure...
Voudrait l'aider, s'il vit encore, lui dire, que le roi l'a entendu. Mieux, l'assurer que les choses vont reprendre, là, où les laissa, le bon roi Henry IV,
Au loin, l'Eglise de Saint-Léonard-des-bois, annonce qu'il est six heures, Louise ravale ses angoisses, et se fabrique un air de joie !
L'entretien a eu lieu, dans un boudoir attenant à sa chambre. La pièce est chaude, calme, familière. Les yeux et les cheveux de Bertrand, s'harmonisent à son décor, de bois brun et de damas doré. Il la regarde, avec tendresse, son regard rit toujours ! Alors, se forçant à y retrouver, de ses airs d'enfant, elle le lui vole, pour se l'emprisonner dans l'âme, au cas ou demain serait chagrin.
...., Offrez moi, votre bras, marquis de Perceval, et allons, nous en dîner Dit-elle, le plus légèrement possible, avant de prier doucement.... Et de grâce, considérez, qu'en prenant grand soin de votre vie, vous m'obligeriez beaucoup...
A bientôt les amis, et n'oubliez pas vos petits com. Et ça reclic... Merci

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