Un grand moment, de petite enfance,.. 10 )

Publié le par Nettoue

Un 16 Juillet, pas comme les autres... celui de 1943 à Besancon !

Ma Lina me secouait, Didier était déjà à ses cotés, quasiment habillé. elle, flottait dans la vaste chemise de nuit Berlin.. Blanche avec des points de croix rouge, autour du cou et aux poignets ( pour faire beau ) !! ...

On comprends que grand-papa Joseph, épuisé, chaque soir, aprés avoir cultivé des hectares de terre maraîchère, ne fit, en son temps, qu'un seul enfant à son épouse ! Cette chemise de nuit taillée à l'image d'une armure, du temps des tournois moyenâgeux, n'incitant, vu l'effort à fournir, pour decrocher, 40 boutons, à se conter la fleurette, en s'en revenant à la nuit tombée.

Ma Lina la portait, forte du principe, que le toile se pouvait encore reprisée. et puis elle avait agrandit l'encolure sur le singer.

.... Vite, debout, cette fois, c'est pour nous..

Ca l'était en effet, puisque ses derniers se perdirent dans un fracas épouvantable ! Mille fois supèrieur à l'éclatement des ponts enjambant le Doubs !

Les avions volaient bas, et c'est sans doute, se qui avait alerter, ma Lina, en dehors de la sirène habituelle. En deux temps, trois mouvements, nous fûmes habillés, et comme on tapait à la porte, Didier, s'alla ouvrir..

C'était madame Mattèi, qui venait à la rescousse; Si Pépino, avait des enfants quelque part, sur, qu'elle n'en savait rien, alors.. Pas le temps d'habiller les petits qui furent enrouler dans une couverture.

Madame Mattéi, se saisit de boy, et ma Lina de Louisette.. D'après les dernières consignes données, par nos chefs d'îlots, nous devions rejoindre la tranchée qui venait d'être creusée, dans notre bosquet, qui, jusqu'ici, nous servait à jouer à la < calette >, et à embrasser les garçons de nos âges..

Et ce fut une course, entrecoupée de jetés à terre, là où on se trouvait, à chaque lâchage de bombe. Ma Lina recouvrait Louisette de son corps et notre voisine faisait de même avec Boy ;

Cela se pouvait aussi bien être sur les crottes de Lucky, le chien jaune des Manillon, nos frondes cachées derrière le tas de fumiers carré et collectif... < Nous partimes 500, et nous retrouvâmes 2000, en arrivant au port > Le Cid, de Corneille ; Nous n'en étions pas là, mais encore un peu, avec les gens qui couraient et se laissaient tomber au rytme des explosions, on s'allaient bientôt s atterrir les uns sur les autres et ressembler à une pile de crêpes !

Avions-nous peur ? Sans doute, mais on ne le savait pas encore... tant on se concentrait sur nos, couchés-roulés-écrasée-debout, et reparti.

La vraie peur, celle à la limite de l'insuportable , celle qui te mets des frissons dans le dos, les cheveux droits sur la tête, et parfois même, des choses pas racontable, dans ta petite culotte de coton rose, taillée par les soins de ta Lina, dans l'ancien cache-coeur de sa belle-mère Lisa, se manifesta, une fois arrivé, dans la tranchée !

Il ne faisait pas vraiment noir, puisque le ciel se pointillait des éclairages à peine voilés des bombardiers anglais? Puisqu'il s'éclaboussait des explosions...

Mais bon, moi, qui à cette époque avait une sainte horreur de certain noirs, j'eus se préférais, ne voir que celui que m'amène mes paupières baissées.

A nouveau, ma Lina, nous serrait contre elle ! et même le courageux Didier, s'avait caché sa tête frisée, là où il s'était trouvé une petite place. Nous étions quatre à nous écraser contre elle !

Cette nuit là, on pria à voix haute ! Cette nuit là, on pu se rendre compte à nouveau, et plus encore, que la solidarité des gens du 13 ), n'était pas un vain mot. Une voisine avait fais un rempart de son corps à mon petit frère...

Cette nuit, là, on eu juste le temps de se dire, que nos parents auraient pu être là, que déjà, ils apparaissaient à l'entree de la tranchée.

Ils étaient venus depuis le 23 quai Veil Picard sous une pluie de bombes... Après tour, peut-être, comptions-nous, plus pour eux, que nous le pensions...

Le n° 11 ) de la série, cloturera, mes < Grands moments >, merci de les avoir suivie..
Je trouverai bien, autre chose..;

A bientôt les amis et n'oubliez pas, que si l'on ne se voir pas, on s'entends si bien...
            Et bien sur, petits com. et petits clics   merci
     Nettoue


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Publié dans le temps d'avant

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L
Bonjour Nettoue, m'expliquerais tu cette façon d'écrire ce qui suit car avec Toi, tout prend un sens particulier donc je suis curieux : "j'eus se préférais".sinon, tu restes si vivante dans ces bombes qui tombent que je me couchais dans la crotte du chien.Dommage que cela se termine.Enfin, je te fais confiance.accepte mon souhait d'une belle journée pour Toi,
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N
<br /> Ah! mon poète, que j'ai toujours de plaisir à telire.. Je t'embrasse   Nettoue<br /> <br /> <br />
:
Juste un petit coucou en passant pour te remercier de ta fidélité et tes gentils commentaires. Gros, gros bisoux. A bientôt. dom
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N
<br /> Merci et bisous Dom. Nettoue<br /> <br /> <br />
C
Ben dis donc tu arrives encore à te rappeler la couleur de ta petite culotte hihihi , malgrés tout ce bruit et ces moments sérieux de ton existance tu arrives malgrés tout à nous faire rire et le principal c' est que tu sois là pour pouvoir nous le raconter , c' est tellement merveilleux de pouvoir témoigner de ce qu' on a vu , cela prouve qu' on est pas mort ha ha ha. Merci de ta bonne humeur et de ton humour .Gros bisous-poutous marseillais-bordelais de mamiekéké et cricri d' amour , Sabine et Dimitri ton petit copain.
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N
<br /> Gros bisous aussi à cette belle et grande famille   Nettoue<br /> <br /> <br />
H
récit très imagé , on s'y croirait , et après l'avoir lu on a l'impression de l'avoir vécu , c'est cela le talent de l'écriture , merci pour ce partage du vécu
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N
<br /> Bonjour Haudick, c'est gentil.. A tres vite chez-toi, Amicalement      Nettoue<br /> <br /> <br />
E
De quoi nous plaignons nous ? Triste époque.... celle qu'a vécue nos parents et grands parents. J'aime la façon dont tu racontes
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N
<br /> Bonjour Eglantine, c'est aussi, un grand plaisit pour moi, d'aller te voir   Bisous    Nettoue<br /> <br /> <br />