Les amoureux de légende ... Paul et Virginie !

Publié le par Nettoue


 

Monsieur de la Tour, libertin notoire, après avoir dilapidé sa fortune personnelle à laquelle il ajouta dès le jour de son mariage la dot d'une épouse, qui avec un nom semblable aurait bien fait de prendre garde, eut la bonne grâce de décéder peu après.
Pressée d'échapper à la curiosité faussement compatissante de son entourage, la pauvre dame, partit se réfugier dans la partie inférieur de l'île de France.(Notre île Maurice, actuelle.)

Dans le même temps, Marguerite, paysanne bretonne, se voulant elle, fuir le puritanisme imbécile de l'époque, lequel sévit encore parfois, dans certains endroits de notre monde,se prit le même bateau qu'elle, mais à un pont nettement moins confortable, si bien que par le plus grand des hasards, les deux exilées de métropoles se retrouve voisine de paillotes en bordure de plage.
Elles sont pauvres et n'ont pour nourriture que des noix de coco rafraîchissantes, des beaux fruits éclaboussés de soleil, des crabes gros et gras, des langoustes et homards en abondances ; Avec en plus le poisson tout prêts savoureusement grillés aux planctons, que leur apporte de braves pêcheurs plein d'admiration.

Bref, ces dames enfantent à quelques jours d'intervalle en 1726, madame de la Tour, d'une adorable Virginie, et la bonne Marguerite, d'un magnifique petit Paul !
Aussitôt, un couple de noirs d'une grande gentillesse, Marie et Dominique se mettent à leur service, les aide à se fabriquer une bonne petite exploitation, tandis que leurs enfants, puisque c'est l'usage  éventent ces dames,  avec des feuille de bananiers.

Paul et Virginie grandissent dans ce petit paradis tropical, libres et heureux, bercer par un bruit de vagues, elles-même, doucettement bousculées par une brise marine à l'odeur d'iode et de fientes  de mouettes. Ils sont purs et innocents, comme des colombes encore pucelles et se grandissent uniquement en frère et soeur ordinaire... C'est pas beau ça ?

Et vlan !!! Voici qu'arrive une lettre de la soeur du libertin, sorte de Tatie Danielle de haute volée :Cela faisait dix ans que la veuve l'espérait... Que merdasse ! La missive n'est au contraire qu'un ramassis de reproches et de leçons de morale... Et hop, au tri sélectif !
Et la vie continue agréablement pour ce petit monde sans histoire.

Et puis, Virginie change. Elle se rempli de langueur frémissante et d'impatiences inexpliquées ! Elle, à l'âme tourmenté par des petits riens, le coeur par des soupirs, le ventre par des picotements, intermittents dès qu'elle se voit approcher le beau Paul ! Ils ont quinze ans, mais lui ne se rend encore,  compte de rien, car ses petits troubles physiques, il se les connaît depuis quelques années déjà, et n'en fait plus un cas.

Seulement, le bleu jadis serein, des yeux de son amie devient trouble et son regard inquisiteur en se posant sur certains endroits de son pantalon de toile de coton.

Juste, alors que lui-même commence à saisir, le pourquoi du comment de la chose, survint un terrible ouragan qui dévaste leur  petite exploitation. Et lorsque la pluie et le vent cesse, enfin, les deux adolescents se retrouvent trempés, c'est normal, mais également, enlacés et heureux ! Ils s'aiment et cet amour bouleverse leur vie. Ils n'ont plus de repaires que l'un par l'autre....Et souhaitent naturellement que tout reste en l'état.
Et re vlan! Une seconde lettre de tatie de la Tour arrive. Elle n'a pas d'héritier et sa dot vieillissante ne cesse d'accumuler de gros intérêts. Elle se veut sa nièce pour faire son éducation et lui donner sa fortune plus tard !

Le maman de Virginie, n'est pas contre et essaie de persuader sa fille du bien-fondé du projet. Virginie refuse. Il ne peut être question pour elle, de s'éloigner de son amour.
Tatie à le bras long et la main pleine de sous... Vieille vache, va ! Elle corrompt le gouverneur de l'île qui envoie ses sbires de mauvaise vie  enlever Virginie, de nuitée. Et voilà la pauvrette, désespérée de ne même pas avoir pu dire " au revoir " à son Paul bien-aimé, en partance pour la France...

Suite et fin de ce récit : Paul et Virginie, demain... 

Je vous embrasse mes amis, et n'oubliez pas vos com et votez Weborama. Merci.



 
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A
je reviens c'est donc que j'aime   :)
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N
<br /> Merci Annie. Je suis ravie de tes vistes<br /> Amicalement<br /> <br /> <br />
D
J'aime beaucoup la manière dont tu racontes cette histoire...Bisous.
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N
<br /> Elle empêche de pleurer, peut-être. Les femmes sont émotives et bien des hommes aussi<br /> Bonne fin de semaine Didier<br /> <br /> <br />
E
Je suis friand de tes pages qui racontent sibien les belles histoires d'amour légendaires ou non... un jour tu nous feras bien Sand et Chopin... Je t'eùbrasse
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N
<br /> Bien sur, et Sand et Musset. J'ai commencé des recherches sur eux. Je t'embrasse Eric<br /> <br /> <br />
V
Donc à demain pour la suiteBonne nuitGros bisousViolette
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N
<br /> Tu vois où cela mène un excès de pudeur ma Violette !<br /> Bises<br /> <br /> <br />
L
petit coucou cela fait longtemps que je ne suis *pas venu..... je suis un coquin....j espère que tu vas bien....Lorent et ses 2900 TAILLE CRAYONS...
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N
<br /> Mais oui, et je suis contente de retrouver cher Taille-crayon<br /> Amicalement<br /> <br /> <br />