Fruits et légumes : défi n°9, Abeille, mais autre chose aussi..

Bon anniversaire, papa ! 4 fois 20 ans ça se fête...
Il a eu lieu à Besançon, chez un de mes frère... Pour le héros de le fête, la surprise devait être totale ! Toutes les familles de ses enfants devaient être là, mais lui ne le savait pas.
Les gnolus et moi venions d'arriver avec nos deux chiens, les chats étant restés sous la garde de voisins. A peine arriver, mon nez gourmand fut assailli par le fumet du gigot piqué d'ails, entouré de petits oignons blancs, de laurier et de thym, qui s'épanouissait dans le four. Je ne doutais pas, une seconde, qu'il allait être servi avec des flageolets et des haricots verts. sur lesquels, le persil frais s'y mélangerait après avoir repoussé sur le grand plat en inox, diverses variétés de champignons.(Chanterelles, pieds de mouton et bolets.)
Sur la grande table qui, pour les besoins de la cause, s'était ennoblies de ses rallonges, des raviers de radis roses, de céleris rémoulade, de carottes râpées, concombres éclaboussés de ciboulette effilée et pommes de terre reposaient sur une nappe à l'ancienne, en damassée de fil de lin éclatante de blancheur !
Ma nièce, connaissant un de' mes pèches mignons non avoué dans un précédent défi de Abeille, me chuchota à l"oreille que la fameuse salade de fruits, (Spécialité pied noir de sa mère.) : Oranges, bananes, kiwi, litchis, pommes douces, poires fondantes, grains de raisins Muscats nés sous un parfum de lavande du midi, macérait avec volupté dans le " Gewurztraminer grains nobles " que je leur avait offert récemment. Et que l'entrée principale serait du melon au porto...
Un assortiment de salades vertes, laitues, coeur de chêne, et cressons de fontaine n'attendait plus que la sauce à l'échalote et cerfeuil que préparait mon frère. L'arrangement, du milieu de table, où trônait des piments rouges, orangés et jaunes communiait avec bonheur avec un lit de branches de pins encore munies de leurs pignons.
Le bruit d'un ascenseur s'arrêtant à l'étage se fit entendre, puis ce fut celui du pas de mon frère ayant été cherché nos parents... La porte de l'appartement s'ouvrit, et ils entrèrent... Mon père marche lentement mais encore bien droit ! Dans sa jeunesse, on l'appelait le " beau Charles , et personne mieux que lui ne méritait cette appellation. Les dames qui passaient ou entraient dans la boutique d'articles de pêche de mon grand-père, " Le Doubs pêcheur ", s'en souviennent....
Par le miracle de nos blogs, j'ai récemment retrouvé Françoise la comtoise. La < Cousinade Aymonier > de mes liens. Son époux, qui fut comme mon père, mais en plus jeune, bien sur, lui aussi un petit gars de Battant, un " Bouzebot ", (L'abbé qui créa ce patronage que mon père, eu, devint plus tard archevêque de Paris.),
Bref, le z'amour de Françoise, est toujours client du magasin, grand-paternel, et l'un et l'autre ont eu la gentillesse de m'envoyer un sachet portant encore, en son milieu, notre nom en référence ! Si mon père Charles l'avait su, il en aurait pleuré de fierté, se que j'ai largement fait en le recevant, en son nom et au mien.
Nous nous étions tous cotisé pour lui offrit l'intégralité des " Mémoires du général de Gaule "
Ce fut la dernière fois où il me fit danser dans un repas de famille. Mais, j'ai eu le bonheur de lui souhaiter encore quatre de ses anniversaires.
J'espère que ce défi répond à se que tu en attends, Abeille ! Car dans ce récit, en dehors du menu dont je ne me souviens pas, vraiment, , tout est rigoureusement excact !
A demain mes amis. Je vous embrasse. Et merci de vos gentillesses sur ce blog.

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