Un polar à l'ancienne avec Al Weeler, suite n°16)

Publié le par Nettoue

Le cochon qui rêvasse.

Après avoir enquêté chez Alyson Lloyd la veuve du mort, à l'agence  de détectives Lloyd & Cotlow , où il travaillait et chez les Steveson, notamment auprès de l'épouse du couple, Le lieutenant passe la soirée avec Lynn Andrew le secrétaire de Cotlow, qu'il connu lors de son passage à l'agence. iI y rencontra également Petrie, un ancien du Vietnam

-- Tu n'es pas différent des autres Al. Dès que l'occasion se présente, tu te rue sur se qui t'es offert, mais tu apprends qu'il y en a eu d'autres, tu es tout de suite défrisé.
Il doit bien avoir un argument pour répondre à ça, mais s'il y en a un, en tous cas, il ne me viens pas à l'esprit. Je m'habille et elle me regarde sans mot dire. Je retourne ensuite dans le living-room et Lynn me suit.
-- Tu veux boire un dernier verre avant de partir ? demande-elle sèchement.
-- Non, merci.
-- C'est drôle, reprend-elle. C'est écrit sur ta figure. Maintenant, je suis une grosse pouffiasse qui a des goûts tordus en matière de sexe.
-- Tu es une grande fille superbe avec un corps fantastique et un complexe encore plus grand, je réplique.
Elle a une petite moue ironique.
-- Tu crois que je devrais aller voir un psychiatre ?
-- Pour je ne sais quelle raison insensée, tu détestes ton propre corps ; alors tu prends plaisir à l'humilier. Même moi je peux dire ça.
-- Merci, docteur, fait-elle sèchement. La baisette représente-t-elle un paiement suffisant ?
Je retourne dans la chambre à coucher et elle me suit à nouveau. Ramassant mon verre vide je lui tends.
-- Tiens, ressèrts-moi, dis-je. Je vais prendre une douche.
-- Pour quoi faire, s'enquit-elle ?
-- Parce-qu'une bonne douche chassera le flic qui est en moi, je lui explique. Ensuite, pendant que tu prendras la tienne, je boirai mon verre. Et après, je m'étendrai sur le lit, je te laisserai disposer mes membres de façon séduisante pour que tu puisse m'enfourcher et me prendre dans la position du missionnaire. Quand je pense que j'allais être totalement séduit par une fille fantastique et que je me suis mis à poser des questions idiotes !
Ses yeux ont retrouvés leur limpidité, à part un certain éclat qui couve au fond.

C'est une de ces matinées où le corps est léthargique, mais satisfait. L'esprit est indolent, plein de souvenirs de rondeurs généreuses, de creux intimes, de tendres accouplements, de lèvres fraîches et exigeantes, de doigts qui explorent des recoins secrets. Le monde devrait disparaître un temps. Mais le matin est arrivé et je suis de retour à mon appartement vers neuf heures et demi.
Je prends une autre douche, me rase et endosse des vêtements propres. J'ai noté sur la liste de papier froissé que m'a donné Petrie la liste de se que je dois faire aujourd'hui. Je m'apprête à sortir de chez moi quand le téléphone sonne.
-- Lieutenant Weeler ? demande une voix familière.
-- En un mot comme en cent, non ! je réponds. En ce moment même, ce n'est qu'un petit machin ratatiné et il y a peu de chance qu'il rencontre sa splendeur passée avant ce soir.
J'entends Lynn réprimer un petit gloussement.
-- Je suis contente de vous avoir trouvé,  lieutenant. C'est monsieur Cotlow qui m'a suggéré de vous appeler.
-- Et il écoute notre conversation ?
-- Exactement, lieutenant. Julie  Trent n'est pas venue travailler ce matin. J'ai appelé deux fois chez-elle, mais ça ne répond pas. Monsieur Cotlow a pensé qu'il fallait mieux vous prévenir.
-- Bon, je vais aller voir.
-- Merci lieutenant.
-- Merci, miss Andrew, et merci encore de m'avoir reçu hier soir.

Julie Trent dort encore peut-être, ou elle est sortie se balader, elle est allée au supermarché de son quartier, ou chez son coiffeur, ou encore elle prend une douche prolongée. Merde, vraiment ! Je descends au garage en sous-sol, m'installe au volant et gagne la rue.
Une quart d'heure plus tard environ, je me gare devant son immeuble. L'appartement est au second et personne ne vient répondre à mon coup de sonnette. Je descends au sous-sol et persuade un gardien réticent de me prêter ses clefs, puis je remonte au second. Une fois dans l'appartement, j'appelle Julie par son nom et personne ne répond. Il faut moins de vingt secondes pour visiter un petit appartement. Il ne m'en faut que dix pour la découvrir.
Elle est dans la chambre, étalée sur le dos en travers du lit. Complètement nue, les jambes écartées, les mains attachées dans le dos. Ses seins ronds sont lacérés de vilaines zébrures et l'intérieur de ses cuisses est tuméfiés de larges meurtrissures. Elle a la tête rejetée en arrière, le cou raidi, et ses yeux morts, grands ouverts, reflètent une horreur sans nom. Ses cheveux blonds mousseux ont quelque chose d'incongru dans ce contexte. Elle a été tuée, comme Lloyd, d'une balle en plein front tirée à bout portant. Les mêmes traces de poudre maculent son visage, et elle a les lèvres déchiquetées. Son bras est froid au toucher et j'en déduis qu'elle est morte depuis un certain temps. Je regagne le living, décroche le téléphone et appelle le bureau du shérif. Après quoi je n'ai plus qu'a attendre.
Elle ne court aucun danger, ais-je dit tranquillement à Lynn Andrew et elle peut sans crainte regagner son appartement. (Tu es la prochaine salope ) épinglé sur la poitrine de Nathan Lloyd ne m'a pas alarmé plus que ça ! Je suis un flic bien trop malin pour avoir pris le message au sérieux. Et maintenant elle est morte, et tout semble indiqué qu'elle a été sauvagement violée avant d'être assassinée. C'est arrivé probablement pendant que je faisais l'amour avec Lynn, je songe avec consternation. J'aurais pu dire à Julie Trent de prendre un minimum de précaution et de n'ouvrir sa porte à personne la nuit dernière. Gardez-la bouclée, poussez le verrou et si quelqu'un sonne à votre porte appelez le bureau du shérif pour qu'il vous envoie une voiture de patrouille. Mais je suis un flic bien trop malin pour ça...

Carter Brown, présenté par Nettoue : La suite du lieutenant Al Weeler lundi 18 mai. Demain nous retrouverons < En direct de l'assemblée nationale > A bientôt les amis et n'oubliez pas vos com. et cliquez sur < Le panier du chaton > Merci



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Publié dans entre parenthèse

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M
un petit coucou en passant, c'est pas le tout, Nettoue, j'ai pas le temps ; mais I Love You !
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N
<br /> Je t'aime bien aussi ma belle !<br /> Bisous Melly<br /> <br /> <br />
D
Je viens de passer un bon moment de détente en lisant ce nouvel épisode de ce feuilleton policier.Bon début de semaine.
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N
<br /> Tu vas aimer celui de demain. Bisous Didier<br /> <br /> <br />
T
Rooo! Zut de zut! Un autre meurtre!!! J'aime beaucoup le passage à la première personne...on se sent dans la peau du flic torturé par ce qu'il a fait ou auraitpu faire!!!Bravo ma Nettoue!!!Un polar qui va crescendo dans le doute et le questionement!Bisous et bonne fin de soirée mon amie!
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N
<br /> Merci ma Tata Sica ! Demain le mieutenant va découvrir quelques petites choses assez sâles.<br /> Bisous<br /> <br /> <br />
T
Rooo! Zut de zut! Un autre meurtre!!! J'aime beaucoup le passage à la première personne...on se sent dans la peau du flic torturé par ce qu'il a fait ou auraitpu faire!!!Bravo ma Nettoue!!!Un polar qui va crescendo dans le doute et le questionement!Bisous et bonne fin de soirée mon amie!
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N
<br /> Bisous ma belle Tata Sica<br /> <br /> <br />
M
bah ou qu'il est mon comm de hier...dfaçon tu vois b'en que je passe lire tranquille (l'administrateur dévoile tout...lol)mais tout de même ça fait pas pareil qu'un comm...gros bisou dans le rush du dimanche soir, entre deux tours d'ordi...ouais ça va fils, je te refile le clavier, j'ai dit 2mn!!!à ce soir pour la suite (rhaa dur dur...!!)belle soirée te souhaite
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N
<br /> Il y a pas mal de com fugueur en ce moment. Il serait temps qu'ils se posasent, là où ils doivent être ! C'est frustrant à la longue ! Je t'embrasse Mamalilou<br /> <br /> <br />