Un polar à l'ancienne avec le lieutenant Al Weeler, suite n°8)

Publié le par Nettoue

Le cochon qui rêvasse !

.... Alors, si vous vouliez me considérer comme un suspect....

-- Je suis désolé, dis-je, d'une voix étranglée.
-- Comme vous dites, j'ai peut être eu de la chance. Cette mine aurait pu m'arracher les deux couilles. (Son visage se durcit) Quelquefois, je me dis qu'il aurait mieux valu.
Je ressors de son bureau, avec l'impression de mesurer subitement vingt centimètres. Un tout petit lieutenant avec une toute petite cervelle qui vient d'expliquer avec condescendance à un unijambiste qu'il avait peut-être eu de la chance ! Lynn Andewn m'accueille par un grand sourire.
-- Ca s'est bien passé avec Bill, lieutenant ?
-- Formidable ! Je réponds. Je lui ai dis qu'il avait eu de la chance de s'en être si bien tiré au Vietnam. C'était avant de savoir qu'il avait perdu une jambe.
Elle fait une petite grimace.
-- Ça peut arriver à n'importe qui, je suppose.
-- Ca ne me gêne pas tellement quand ça arrive à quelqu'un d'autre. Ce qui me gêne, c'est quand ça m'arrive à moi.
Cotlow fait irruption dans le bureau quelques instants plus tard, puis s'arrête pile en me voyant.
-- Qu'est-ce qui peut bien vous faire croire que vous avez le droit, nom de Dieu ? demande-il d'un ton agressif. Votre foutu insigne ?
-- Je ne sais pas de quoi vous parlez, je réponds parfaitement sincère.
-- Alyson m'a téléphoné, hier, au milieu de la nuit, après votre départ. Tentative de viol, chantage aux sentiments ! Espèce de salopard ! Si elle ne s'était pas décidée à hurler pour finir, vous l'auriez vraiment violée, pas vrai ?
-- Je ne suis même pas entré dans la maison, j'explique calmement.
-- Ne me sortez pas ce genre de conneries ! aboie-t-il. Elle était hystérique au téléphone.
-- Je me rappelle bien ce qu'elle m'a dit pendant que je la ramenais de la morgue, et je peux même citer ses paroles : < George est prêt à croire tout se que je lui dis. Il est vraiment idiot. Je peux l'exciter rien qu'en claquant des doigts. >
Je vois un brusque sourire fleurir sur les lèvres de Lynn Andrews, puis elle détourne la tête.
Il tremble de rage et devient presque de la couleur de sa chevelure flamboyante. Un petit bonhomme rondouillard qui tremble de fureur, ça devrait paraître pathétique ou ridicule. Cotlow n'est ni l'un ni l'autre. Il a l'air d'un homme qui, quand il n'arrive plus à se maitriser, pourrait facilement tuer. L'idée commence à faire du chemin dans ma cervelle.
-- J'ai des questions à vous poser, dis-je brusquement. Vous voulez y répondre ici ou dans votre bureau ?
Il jette un coup d'oeil à Lynn, puis se tourne vers moi.
-- Dans mon bureau, répond-il à contre-coeur. Mais je n'en ai pas fini avec vous Weeler. Je vais porter plainte officiellement auprès du shérif.
Il gagne son bureau à grande enjambées et je le suis, je ferme la porte derrière moi.
-- Je n'ai d'ailleurs pas à répondre à vos questions, nom de Dieu. (Il pivote dans ma direction, le visage convulsé.) J'ai des droits, Weeler, et je les connais ! Alors foutez-moi le camps de là !
-- Hier soir, il était de mon devoir d'annoncer le meurtre de son mari à la veuve, je déclare d'un ton froid. Quand je l'ai trouvé, elle était en train de s'envoyer l'associé de son mari. Vous, Cotlow. Personne ne sera obligé de me croire sur parole. Il y avait pas mal d'invités qui savaient se qui se passait. Comment vous croyez que je vous ai découverts dans les cabines ? Vous voulez porter plainte contre moi au bureau du shérif ? Parfait. Allons-y de ce pas.
Le sang reflue lentement de son visage. Il se détourne et contourne son bureau pour aller se planter derrière. Il se sent peut-être plus à son aise à cet endroit. Le petit cadre debout derrière son bureau de cadre supérieur. Il tripote quelques instants de la main droite quelques papiers étalés devant lui, puis il fait un bel effort et lève la tête vers moi.
-- Je me suis peut-être emporté, lieutenant, dit-il d'une voix étranglée. (Puis il s'assoit dans son fauteuil de cadre supérieur) Si vous me posiez ces questions ?
-- Julie Trent était la maîtresse de Llyod, n'est-ce pas ?
Il acquiesce d'un signe de tête.
-- Chaque fois qu'il devait quitter la ville quelques jours, il l'emmenait.
-- Alyson Lloyd était au courant ?
-- Je suppose, oui, elle était au courant.
-- Qui d'autre ?
-- Les gens du bureau, Bill Pétrie, et la secrétaire, Lynn Andrews.
__ La personne qui l'a tué l'a fourré dans une penderie chez Julie Trent, avec un message épinglé sur la poitrine, qui disait : tu es la prochaine, salope.
Il sort une cigarette d'un paquet froissé et l'allume.
-- Je ne savais pas.
-- Si je cherche des suspects, je n'ai pas à chercher  bien loin, n'est-ce pas ? Elle couchait avec votre associé et vous couchez avec la femme  de votre associé. Ou bien Alison Lloyd l'a tué par jalousie ou bien vous l'avez tué pour les mêmes raisons. (Je hausse les épaules.) Ou alors Alyson l'a fait tué par vous.
-- Vous êtes fou ! proteste-il d'une voix tendue. Nous n'avons ni l'un ni l'autre tué Nathan. Enfin, nous serions-nous amusés à signer notre geste ? En laissant un message pour que tous le monde comprenne ?
-- Quand il s'agit d'un meurtre passionnel, l'assassin, en général, à un comportement irréfléchi. A mon avis, c'est vous, ou Alyson, ou tous les deux à la fois, qui avez fait le coup.
-- Vous vous trompez ! (Il écrase férocement sa cigarette dans le cendrier de cuivre.) Vous n'avez pas compris du tout, lieutenant ! D'accord, Alyson était jalouse. C'est dans sa nature. Mais elle savait que Nathan ne divorcerait jamais parce que c'était elle qui était riche et Nathan aimait trop les bonnes choses de l'existence pour risquer de les perdre.
-- Vous êtes marié ?
-- Non, répond-il en secouant vivement la tête.
-- Alors si vous n'êtes ni l'un ni l'autre responsable de sa mort, qui l'a tué ?
-- Comment voulez-vous que je le sache ?
-- Si vous voulez que je cherche un suspect ailleurs, vous ferez bien d'essayer de me convaincre qu'il y a au moins un, je lui explique patiemment. Qui d'autre aurait pu souhaiter sa mort ?
-- Je vous dis, lieutenant, que je n'en sais foutre rien !
-- Où étiez-vous hier matin vers huit heures ?
-- J'étais en mission.
-- A savoir ?
-- J'attendais qu'un gars sorte de son appartement, répond-il à contrecoeur. Je le filais.
-- Il est sorti ?
-- Vers midi et demi.
-- Vous étiez seul dans votre voiture à l'attendre ?
-- C'est ça.
-- Donc vous n'avez pas d'alibi. (Je le gratifie d'un sourire torve) Mais vous n'êtes pas le seul, Cotlow. Alyson Lloyd non plus.
Il commence à transpirer légèrement : je garde un instant le silence, le laissant mariner dans son jus.
-- Cette histoire de Lloyd qui devait quitter la ville pendant quelques jours pour son boulot, je reprends. C'était seulement une excuse pour pouvoir se taper tranquillement Julie Trent ?
-- Non, répond-il. Il était vraiment en mission.....

Carter Brown, présenté par Nettoue. La suite de Al Weeler samedi.
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Publié dans entre parenthèse

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<br /> <br /> Pitin ! Y'a une demie-heure que tu es sous perfusion avec ton lien ouvert ... J'ai eu un appel télé phonique sans avoir eu le temps de mettre mon com' !<br /> <br /> <br /> Si ça rapportais au temps, t'en as pour une fortune. Lolll.<br /> <br /> <br /> Bisoux, ma chérie.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> En ce moment les clics ne paient pas beaucoup, mais bon, on s'y fait... mal !<br /> <br /> <br /> Bises ma Dom<br /> <br /> <br /> <br />
P
Ton histoire de cochon qui rêvasse m'amuse, je vais aller lire les premiers épisodes dès que j'aurais un peu plus de temps... Et pour être certaine de ne pas rater la suite, je m'abonne !
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N
<br /> Je me suis abonné chez-toi depuis une quinzaine de jours? Mais j'ai eu des ennuis avec orange qui m'ont < déconstruit > par erreur. J'ai pu assurer mes articles depuis chez un de mes fils qui<br /> habite en face mais pas faire beaucoup plus. Je suis heureuse de refaire connaissance avec toi<br /> Bon 1er Mai<br /> Nettoue<br /> <br /> <br />
C
1...2.....3....Bonne fête ma chère Nettoueet hop un porte bonheur pour toi.Excellente journée.Grosses bises.
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N
<br /> C'est très gentil, et très beau !  je vous remercie Renée et toi.<br /> Bisous mes amis<br /> <br /> <br />
M
bon bon, vivement samedi!!lolpas facile aujourd'hui, j'ai ramé, j'ai dû défragmenter, lutter contre un module qui me ralentissait tout, remettre d'équerre des nouveaux modules mis à jours automatiquement mais qui m'empêcher l'activation d'autres... j'arrive toujours pas à activer les pluggins additionnels et du coup je ne peux plus faire de prévisualisation d'articles ou insérer de la zique ou lire certaines vidéos ici et là!!bref je sors les ramesbon demain c'est chargé... et puis c'est la fin des vacances faut que je réactive tout le monde pour que tout soit opérationnel lundi... et une salle de bain en travaux...pfou!j'ai sauté un article je crois, je reviens voir demain soirgros gros bisouet bon premier mai, au muguet ou dans la rue... au choix...
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N
<br /> Je ne peux pas non plus faire de prévisualisation. Je charge les p'tites bêtes, cela fonctionne une fois, et je me fais avoir la fois suivante. Alors souvent, je dois retourner sur l'article pour<br /> corriger. Et ce matin, on ne peut pas afficher la liste... J'ai été sur le forum, < passer par les catégories, > Je touche du bois, ça à marcher .. Bisous Mamalilou<br /> <br /> <br />
T
Bonsoir ma Nettoue!!Quel intérogatoire!!!Le tout est mené à un rythme d'enfer! Wahou!!Encore un chapitre plein de suspens et d'insertitude!!!Merci ma Nettoue pour ce  super moment passé en plein polar!Bisous et bon week end prolongé mon amie!! (moi, je ne serais pas là au moins jusqu'à Samedi, je crois!)
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N
<br /> Je sais, je suis sadique...Bisous ma Tata Sica<br /> <br /> <br />