Un polar à l'ancienne, avec Al Weeler...

Le cochon qui sommeille.
Elle remonte ensuite en direction de la maison d'un pas vif, en agitant son joli derrière en signe d'adieu. Encore un exemple des choix tragiques qui s'imposent à un flic. N'importe quel homme un peu sensé aurait suivi Trixie et l'aurait attaché au pied de son lit. Mais pas moi, je suis du genre à me préférer une visite à la morgue.
Tous deux identifièrent le corps comme celui de Nathan Lloyd. Avec trois identifications positives, je peux donc raisonnablement pensé qu'il s'agit bien de Natan Llyod.
-- Je te ramène à la maison, Alison, annonce Cotlow quand nous nous retrouvons dans la rue.
-- C'est moi qui vais ramener madame Lloyd, dis-je et je passerai vous voir à votre bureau demain matin.
-- D'accord.
Visiblement il n'est pas content, mais il préfère ne pas discuter.Il se dirige vers sa voiture et j'ouvre la portière de la mienne pour que la brune puisse monter. Nous roulons un moment en silence, puis elle me demande qui a découvert le corps de son mari.
-- Sa secrétaire, dis-je, une certaine Julie Trent.
-- Où ?
-- Chez-elle. Dans un placard.
-- Vous l'avez arrêtée, bien entendu ?
-- Aucune preuve, madame Lloyd.
-- Elle est sa maîtresse depuis des mois ! s'exclame-t-elle avec emportement. Si vous cherchez un mobile, lieutenant, en voilà un tout trouvé.. Jamais il ne l'aurait épousé. Oh, ses petits numéros de détective privé avec George lui rapporte un peu d'argent de poche, mais c'est tout. C'est moi qui suis vraiment riche ! La maison m'appartient. C'est pourquoi, il n'aurait jamais divorcé et je suppose que cette petite garce stupide en a eu marre d'attendre quelque chose qui n'arriverait jamais.
-- Ça n'a pas grand sens, je lui fais remarquer d'un ton conciliant. Il est mort depuis onze heures du matin et elle n'a appelé que vers sept heures su soir..
-- Pour avoir le temps de se débarrasser de l'arme, réplique-telle d'un ton aigre. Pour essayer de se fabriquer un faux alibi ! Se calmer les nerfs pour pouvoir, quand elle vous appellerai, prendre des airs innocents, être terriblement effondrée et tout se qui s'ensuit !
-- Vous avez peut-être raison, mais il me faut quand même une preuve concrète avant de pouvoir agir.
-- Vous la trouverez si vous cherchez vraiment, comment-elle d'un ton froid. J'ai été assez stupide pour le croire quand il a prit des airs mystérieux en disant qu'il devait partir plusieurs jours en mission secrète. Tout se qu'il voulait, c'était aller s'envoyer cette petite traînée !
-- En dehors d'elle, personne d'autre n'aurait pu souhaiter la mort de votre mari ?
-- Il ne faudrait pas que cela vous monte à la tête lieutenant !
-- Quoi donc ?
-- Le fait de m'avoir trouver en train de baiser avec Georgie dans une cabine. J'ai toujours pensé que se qui était bon pour Nathan l'était aussi pour moi. S'il avait le droit de se taper qui il voulait, je ne vois pas pourquoi je n'en aurais pas fait autant.
-- Vous n'avez jamais songé à divorcer ?
-- Non jamais, répond-elle sèchement. Je n'en voyais pas l'utilité. Je savais qu'il ne demanderait jamais le divorce parce-qu'il aimait bien trop la vie que je lui offrais. Et si moi je l'avais fais je n'aurais fais que le jeter dans les bras de cette idiote. Pourquoi lui aurais-je refilé Nathan sur un plateau ?
-- Quelqu'un lui a refilé Nathan avec une balle dans la tête, joliment emballé dans sa penderie.
-- Vous pensez que ça aurait pu être moi ?
-- Pour le moment, je pense que ça aurait pu être n'importe qui. Ou étiez-vous ce matin vers onze heures, madame Lloyd ?
__ Vous me demandez si j'ai un alibi !
-- J'en ai bien l'impression.
-- J'étais à la maison, seule, déclare-t-elle d'un ton sec. Nathan est parti pour sa soi-disant mission secrète hier soir vers huit heures. J'ai donc passé ma nuit à coucher avec cinc types différents, m'offrant une orgie, puis je les ai réexpédiés chez-eux avant le petit déjeuner au cas où leurs femmes les chercheraient. je n'ai donc pas d'alibi? Allez-vous m'arrêter lieutenant.
-- Je vous trouve fascinante, madame Lloyd. Vous semblez vous fiche éperdument que votre mari ait été assassiné, et peu vous importe qui a fait le coup sauf que vous aimeriez bien que je prouve que c'est Julie Trent.
Elle ne se donne pas la peine de répondre. Sa main se pose sur mon genou, s'y attarde un instant, puis remonte vers ma cuisse...
A dimanche pour la suite de Al Weeler... Demain ce sera < En direct de l'assemblée nationale, Nettoue pose des questions...
A bientôt mes amis et n'oubliez pas vos com et votez < sur le chaton > Merci... Et je ne suis toujours pas reconstruire...

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