Airelle et Myrtille,... Suite n°9)

Publié le par Nettoue



En attendant Louise occupée à donner des directives, concernant la venue de sa filleule la petite Airelle,  à dame Joliette, laquelle fut sa gouvernante, Saint-Amant, poursuit son bavardage futile et plein d'amitié avec Eloïse...

...., Je me trouve souvent, est en train de lui préciser celle-ci en approchant de ses lèvres humides de convoitise, une de ses douceurs vanillées préférées, ...., Je me trouve souvent obligée de choisir entre deux misères susceptible, l'une et l'autre, d'altérer ma belle santé !

...., Racontez, ma chère, pria Saint-Amant, allèché.

...., Promettez-moi avant, bel  ami, de prendre en considération le fait que chacun s'occupe selon ses moyens.

..., Cela va de soi, voyons !

...., Et que ce conseil sera issu de votre coeur et non pas de votre raison. Cette chose n'apportant que des frustration !

...., Ne vous troublez pas ma mie, avec vous j'ai le conseil génèreux puisque je vous aime.

La vieille demoiselle cligna coquinement de l'oeil et avoua :
...., Et bien voilà, Manger beaucoup me donne des vapeurs et moins des vertiges, avouez que ce choix est cornélien ! ( la pièce, du Cid de Corneille faisait  déjà des ravages)... Elle rit à nouveau en s'éventant avec grâce. Saint-Amant s'appuya confortablement au dossier de son fauteuil, savoura son  petit verre de Poiré de Clécy et répliqua :

...., Agissez, à votre idée, ma chère, cela vous va si bien... Habillé avec une frivolité soigneuse et de bon ton, la taille bien prise et le mollet musclé, le poète plaisait d'emblée. Et lorsqu'il parlait sa verve emplie de bonne humeur, moqueuse, un rien caustique ravissait ses interlocuteurs.

...., Puisque, vous persistez à ne point vouloir prendre de risque, contez-moi Bel ami, votre Paris d'aujourd'hui, coté jardin bien sur !

...., Celui-là ne m'est pas encore arrivé, je m'en vais donc vous parlez de celui d'hier. Il pue moins en hiver mais on s'y vérole davantage. Car ces dames qui grelotte dehors baisse leur tarifs, pour inciter à plus de compréhension....

Interrompant leur bavardage Louise entra. Grande, majestueuse, ses cheveux sombres coiffés en un chignon emprisonné dans une résille à fils d'or. Depuis, la veille au soir ses yeux avaient la couleur d'une mer sous l'orage. Dame Joliette se choquait  de son projet d'offrir  à Bertrand une compagnes de jeu, fraîche et innocente pour le seul prétexte de le détourner d'éventuels projet guerriers. Alors, qu'elle était venue à elle, pour s'y voir confortée.

...., Vous ais-je fais attendre Bel ami ?

...., En aussi bonne compagnie, ce me fut un plaisir, ma chère ! Comment se porte dame Joliette ?

°°°, Aussi bonne compagnie ? Ah oui Eloïse ! Louise certes, l'aimait beaucoup mais à la savoir toujours là, elle l'oubliait un peu !

...., Bien bel ami, mais en ce moment sa sagesse m'exaspère... D'autant qu'au lieu de protester elle souffre. Bref, j'avais à voir de la préparer à recevoir Airelle !

...., Airelle ?

....? Mais oui, ma filleule. C'est la fille de mon fermier Magloire de la ferme de la "Hutte". Je l'ai redécouvert hier et elle est si ravissante, que je l'ai invité à venir décorer notre printemps ! A présent, racontez-nous, se que gazouille vos sources d'Alençon ?

...., Oh! Dit négligemment le poète..., Maintenant que le gouverneur Bressac à le front de rétribuer ses mouchards plus chers que moi, il me faut renchérir...

Louise eut un geste de la main, montrant le peu d'importance de la chose.

...., Vous, a-t-on, jamais accusé d'avarice ? Dites-moi plutôt, Seguier s'en est-il parti, pour tout de bon ?

...., Au point de nous laisser la possibilité d'évacuer tout de go, vos caves et celles de vos voisins, et de remettre les sauniers révoltés en liberté, dit-il nettement... Il semblerait même que fort marri de se que les sbires de Gassion, ne les aient pas trouvé, il s'en serait allé voir ailleurs si l'herbe était plus verte !

...., Ah! S'écria Louise, en s'emplissant les poumons d'un air soudain, plus léger. Les Longueville n'ont donc pas, ainsi que je le craignais, user des < nus-pieds >, pour détourner l'attention, pendant qu'eux-même s'activaient à s'essayer à tenter de casser Richelieu !

Saint-Amant leva en sourcil en considérant pensivement son amie. Il avait le plus beau jeu de sourcil de France, on le lui enviait beaucoup !

...., Et bien ma chère, Longueville s'est tiré de ce mauvais pas, car l'on a jamais jusqu'ici tourmenter les ducs alliés aux prince de sang par les mariages. Et que les grosses colères de nos ambitieux de cour partis soulever leur province pour en tirer profil, finissent assez vite... La Normandie lèche ses plaies certes, mais...

...., Je vois dit Louise en dressant l'oreille au bruit familier des entrées de Bertrand. Julius était toujours le premier à recevoir en plein coeur, le grand sourire à dents éclatantes de son petit marquis. Guillemette souvent la seconde, car elle adore se faire plaisanter par lui.

Au bruit des bottes martelant les pavés Louise comprit qu'il était accompagné de Jean de Bouchet son habituel complice...

...., Je vous rends mille grâces d'être aussi belle mesdames. Monsieur de Saint-Amant, qu'elle joie de vous voir... autant !

...., Madame la marquise, mademoiselle de Montague, monsieur, je vous salue !

Par jeu, les saluts furent faits à la mode de la cour... Charmants et pompeux, en un mouvement du bras largement arrondi, balayant le sol du plumet d'un chapeau de Mousquetaire. L'imitation s'arrêta là, car ils furent ensuite envoyés désinvoltement sur une bergère qui les accueilli à bras tendus...

A bientôt les amis et n'oubliez pas, vos petits com et cliquez < le panier du chaton >, merci






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Publié dans histoire coté jardin

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M
<br /> Ce monde charmant en échange de charmants propos me charme le temps de passer dans leurs échanges et de mieux les connaître. J’espère que leur propos restera courtois autant que leur gracieuse intention vis-à-vis de la petite Airelle invitée à venir leur décorer le printemps… Bien trop polis pour être honnêtes ? Seule une suite me permettra de me forger ma propre opinion de lecteur assidu de cette histoire. Merci Dame amie Nettoue et je retiens comment il se faut faire pour se décorer une saison, va me falloir abuser des chèques emploi… pour avoir un printemps décoré et réchauffé car là on se surprend ici à penser à la Toussaint tellement le temps est moins gracieux que cette belle équipe que tu fais parler. Je t’embrasse, @mitié, Marc.
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N
<br /> Bonjour mon ami Marc, ce monde était aussi hypocrite que le notre sans doute...Mais avec courtoisie. Je t'embrasse mon ami <br /> <br /> <br />
M
bisou de lectrice enjouée.
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N
<br /> Pareille, Mamalilou ! Calibre, un bonheur à tous niveaux !<br /> Je t'embrasse <br /> <br /> <br />
N
bonjour ma nettouearielle et myrtilleun delice tout simplementbisous bon dimanche nath
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N
<br /> Merci, ma très belle et gros bisous à toi <br /> <br /> <br />
:
J'aime bien cette façon ampoulée de parler, mais j'avoue que je me perds un peu dans les noms de tous ces personnages ... Il me faudrait faire un tableau avec les noms et les liens, genre organigramme ! lolllBon dimanche ! Bisoux.    dom
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N
<br /> C'est le fait de passer ce roman en épisodes. Mais je ne vois pas comment faire autrement. Merci de ta gentillesse ma chère Dom <br /> <br /> <br />
F
Bonsoir Nettoué,J'ai toujours beaucoup de plaisir à te lire et mon mari me prend pour une fada parce que je ris toute seule. Merci pour ta bonne humeur.
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N
<br /> Merci Francine, mon plaisir est le même lorsque je vais chez-toi !  Amicalement <br /> <br /> <br />