Airelle et Myrtille... suite n°8)

Publié le par Nettoue



Le lendemain, du jour de la visite de Louise, chez son fermier Magloire...

Le geste aisé, la parole facile, satirique par jeu  et talentueux sans effort. Jouissant des choses bonne à vivre avec un appétit de gourmet, rabelaisien à ses heures et tout à fait courtois, à celles réservées à ses amis, Antoine Girard, dit de Saint-Amant, vit le jour dans un petite village des environs de Rouen, dont il copia le nom pour donner du panache à la couverture de ses ouvrages !

Sympathique descendant de corsaire à moins que ce ne fut de pirate, lui-même n'en sachant rien et ne s'en souciant pas vraiment... D'aventuriers, à coup sur, et point sots puisqu'ayant su faire fructifier honorablement, un pécule amassé diversement.

Saint-Amant, devint à vingt-cinq ans le secrètaire particulier d'un oncle de Louise, lequel l'emporta avec lui en Italie, puis en Angleterre après qu'il se fut éssayé à écrire quelques poèmes, encore peu appréciés.

Vite las de l'hypocrite rigueur anglaise qui pendait ses vols, de plus d'un schilling et déportait ses miséreux en Amérique, afin qu'on ne les devina plus au travers du brouillard londonien.

Le poète revint en France nantit cette fois, d'un recueil qui en vantant encore, plus volontiers le charme des courtisanes que ceux des grandes dames, le propulsa directement au coeur des ruelles en vogues, d'une grande partie de ces dames de haute naissance ... Principalement,  celle de la marquise de Rambouillet, qui savait s'entourer dans son luxueux hôtel, d'un nombre important d'érudits pendant que son époux cédait ses charges à la cour pour payer, petits fours et tasses de thè.

User des alcôves de ces dames sans pour autant négliger, les soubrettes, danseuses et bourgeoises, manger bien et boire beaucoup, poussa un jour Saint-Amant à s'aller resourçer dans sa belle Normandie pour  en y respirant,  tout à la fois l'air du pays, y déguster les plats régionaux et ses belles villageoises...

Il s'installa, donc dans un hôtel particulier,  posé sur la place d'armes d'Alençon et s'y constitua, se qui lui permit de choisir, sans se soucier de religion, nationalité ou couleur, un salon de gens cultivés et de bonne compagnie !

Et comme, il était chanceux, le poète se trouva être logé en face de l'ancien palais forteresse des Ducs de Normandie, pour l'heure occupé par le nouvel intendant, nommé par Richelieu.

Familier du château de < Bois-aux-nids >, comme de bien d'autre, il s'attarde dans celui-ci avec une complaisance particulière, car outre ses habitants qu'il aime, la demeure plus gentilhommière cossue que château proprement dit, lui procure une plénitude particulière...

Et puis, il y a son environnement ! La Sartre qui lui sert de miroir et partage avec elle ses couleurs de soirs d'été, lorsque le ciel se couvre d'oranger ! Ses futaies issues du génie de l'homme guidé par la main de Dieu, avant que celui-ci n'ait attrapé le virus de la géométrie et ne se fasse appeler paysagiste ou architecte de la nature... Ce fat !

Julius le reçut, et lui annonça :

...., Madame la marquise est en conversation avec dame Joliette, si monsieur veut bien l'attendre ?

...., Toute la vie et au delà, Julius mon ami et en compagnie de sa cousine, la charmante demoiselle Eloïse, que je vois là en train de m'espèrer...

Empressé, enthousiaste, Saint-Amant parle, gesticule, sourit en abandonnant canne, manteau et chapeau à l'écuyer de maison, avant de pencher les poils folêts de sa moustache sur la main grassouillette d'Eloïse. Après quoi, il prit place en face d'elle pendant qu'on lui servait un petit verre, de " Poiré de Clécy >, qu'entre autre il affectionnait assez.

...., Comment vous portez-vous, belle dame ? , s'enquit-il, ensuite avec bonne humeur.

...., Bien, naturellement, vil flatteur ! Et là, se situe le drame de ma vie puisque la chose étant acquise, une fois pour toute, on ne se soucie jamais vraiment de ma santé ! ... Rit Eloïse en ouvrant le coffret de friandises, posé sur un guéridon recouvert de laque de Chine.

Son caractère enjoué de personne point contrariée, d'être gentiment enrobé, en fait un être chaleureux que l'on aime à avoir autour de soi. Louise mariée, ses parents la voulurent nonnette. Une habile façon de continuer à l'ignorer. Seulement, les couvents n'ayant la plupart du temps pas de place, pour les pensionnaires ne se possédant qu'une dot infime, le bât blessa, d'autant plus que personne ne se proposa à en fournir une. Surtout pas les d'Harcourt qui aimant leur nièce, la souhaitait heureuse !

Elle devint donc, l'hôte permanente de < Bois-aux-nids >, et parce-qu'elle se crût amoureuse du septième marquis de Perceval, qui lui préféra sa cousine, Eloïse se fabriqua un beau chagrin d'amour, qu'elle consola en regardant grandir son fils...

A bientôt les amis et n'oubliez pas vos petits com et < votez-Nettoue > Merci



                                                                   



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Publié dans histoire coté jardin

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R
Je comprends... mais tu es déçu de la religion; pas de Dieu ! bisous
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N
<br /> L'avenir le dira, ... Bisous ma fidèle<br /> <br /> <br /> <br />
R
Hello ! non rassure toi ça va...Non, chez les évangélique le pape n'est pas reconnu; pour la simple et bonne raison que ce monsieur ce prend pour Jésus ! ben oui, m^m si il en est pas conscient... le seul intermédiaire pour les hommes pour accéder à Dieu, c'est Jésus et j'ai pas besoin du pape pour ça !!! Je n'ai pas de religion comme je le dis sur mon site; je crois simplement que Jésus est mort pour moi, qu'ilm'a pardonné qd je lui est demandé sincèrement, qu'il m'aide chaque jour de ma vie et que m^m si c pas rose tout les jour, il est près de moi ! Voila et je continue a prier pour mes amis dont tu fais parti ! Bisous
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N
<br /> Je suis croyante Rébècca, mais compte parmi les décus. Toi avec ta constance et ta gentillesse, je t'aime beaucoup<br /> Bisous <br /> <br /> <br />
M
Très belle suite de cette histooire - depuis trois jours soleil magnifique, hier nous avions la fille et la petite fille, donc une journée très agréable en famille - bisous d'maitié Mamy ANNICK
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N
<br /> Merci Mamy Annick, je suis contente que tu apprécie. Bises amicales <br /> <br /> <br />
D
Très jolie page Nettoue,  tes  " Tableaux de l'amitié " et nous y sommes en plus en compagnie de Scarlett.<br /> Bisous à toi. Caresses à elle <br /> Dominique
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L
<br /> Merci, Dominique, je lui ai fais une bises sur la truffe de ta part. Comment se porte le petit chien que tu récupèré avec ton frère chez ton papa ?<br /> Si tu as des tableaux, que tu aimerais voir dans ma galerie n'hésites pas. Je leur mets un lien<br /> Bisous Dominique <br /> <br /> <br />
F
moi je veux bien accompagner dame de choeur et toi à cette jolie table avec cette fleur que j'adore ! pour moi elle représente la fraîcheur et le printemps tout comme tu nous apportes toi ma Nettoue par ta gentillesse et ton affection je t'adore et ce matin je sais qu'avec moi tu as une pensée pour notre adorable ami Jacques ! ma poupette c'est un plaisir de te retrouver ce lundi matin !
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N
<br /> Oui, pour aussr, moi, je les adore elles et le narcisses, que chez-moi en Franche-comté on appèle < jeanettes,n > Le muguet aussi, bien sur, puisque mon pténom est Muguette.. Bisous ma<br /> Fabette<br /> <br /> <br />