Airelle et Myrtille.....suite n°5)

.... Et danse au bal donné, pour l'anniversaire de François, son ami d'enfance... On espère les voir se marier, sans un avenir proche, qui serait bientôt ! Elle le sait, et le désire aussi...
On pense même, que de cette journée, va naître leur fiançailles. Elle le croit également. François semble, si troublé et grave à la fois... A chaque figure de la danse, sa grande main chaude enserre le sienne, la presse doucement et tarde à la lui rendre.
Louise à l'impression de voguer, entre ciel et terre, au sein d'un univers de roses sans épines... Plus tard, parce-que le jeune comte, se doit aussi à ses autres invités, elle s'amuse avec, Eloïse de la mode importée par les <Muguets > ! Ne venaient-ils pas, de créer, la pose de sachets odorants, à coincée sous leur colletin à trois épaisseurs ?
...., Sentent-ils donc aussi mauvais ? S'enquit, Louise curieuse.
...., C'est que la plupart, se lave peu et mal ! C'est vrai, qu'ils sont souvent pauvres, à ne manger que des pommes et des noix, et que l'eau et le savon coûtent chers ! Reste, que s'ils dépensaient moins en futilités, ils se pourraient mieux nettoyer ! Dit Eloïse, qui le sait, pour l'avoir entendu dire.... Elle baisse la voix, et chuchote.... Sais-tu que j'ai lu, dans un almanach, qui ne m'était pas destiné, qu'un sieur d'Esternoy, disait d'eux : < Un lion, plutôt me sortirait du cul, que de leur vaine bourse, un écu ! >
Eloïse demeure toute l'année au château, où elle y reçoit les même soins et enseignements que Louise, et de ce fait, voit très peu des parents, jugeant moins onéreux, de faire élever par leur famille, une fille dont il ne prévoit pas l'usage ! Elle n'est point douée pour l'intrigue, ne possède pas de dot, et ils préfère nettement s'investir dans l'éducation de trois fils élevés à leur image !
Les Montague vivent donc à la cour, toute l'année ou presque, à lèchoter les bottes, de ceux acharnés à se refaire le monde dont ils rêvent, . en ignorant de leur mieux, un roi, faible et influençable, plus occuper à inventer des guerres, pour le seul plaisir de se pouvoir concocter lui-même, ses omelettes aux oignons, sur un feu de camp, devant le bivouac, que des choses,sa cour !
De toutes manière, Louis XIII, ne l'aime pas , car sa femme y est ! Et c'est bien dommage, car cela lui aurait permis de mettre un frein aux agissement de sa mère, la monstrueuse, Marie de Médicis, qui plus tout à fait saine d'esprit, faisait, souvent jeter à l'eau, ceux de ses courtisans, qu'elle aimait le moins. ( Prévoyant, Henry IV, nous vengea d'elle, en suçant à post-priori, de l'ail, toute sa vie )...
Autour des jeunes filles, des messieurs gâlantent, à qui, mieux, mieux, avec de belles dames, en robes de soie et de taffetas. Certaines ont enfarinées leur cheveux, toutes ont le cou, et les poignets garnis de dentelles d'Alençon.
Les plus âgés, se croyant plus sages, alors, qu'ils sont, simplement moins agiles, parlent de l'hiver précèdent, potinent d'un sourire, aux dents souvent gâtées, ...
Louise et Eloïse, en attendant le retour de François, jouent à écouter, se que l'on ne voudrait pas qu'elles entende.
...., Comment, le roi Henry, qui fut si gaillard à l'avant, se put-il fabriquer, un rejeton d'aussi triste mine ? Ne dit-on pas, que Louis n'utilise son ventre, qu'à y accueillir des lavements ? ( Le sieur de Bellème, fit en son temps, campagne avec le béarnais.) L'évoquer, lui rappelle toujours de bons souvenirs ..
...., Mais comme, on le saigne en proportion, notre souverain fait vase communiquant. Renchérit, monsieur de St-Pierre, en se caressant la barbe au carré.
A l'approche de Florimond d'Harcourt, les jeunes filles, s'écartèrent du chérubin joufflu, qui avec sa vasque, posée sur la tête, les dissimule aux yeux des cancaniers. D'ailleurs, depuis une minute, Louise ne les écoute plus ! Elle guette la porte, par laquelle François vient de sortir, pour accueillir une berline à six chevaux. Par laquelle, il rentre une minute plus tard...
Et soudain, elle ne le voit plus ! L'entend peine ! Le bruit, la musique et les rires se confondent, dans un brouhaha confus. Son insouciance, son innocence même, moururent sur le champs, et avec elles son enfance ! Elle eut froid, puis chaud ! Son coeur explosa, tandis qu'une fièvre sournoise lui donne l'envie de savourer, la beauté de l'arrivant, à bouche, que veux-tu !
...., Louise, Eloïse, mes charmantes, je vous présente le marquis de Perceval, revenu, récemment, d'un grand voyage, à travers l'Europe ! dit Francois, tout content .
L'imprudent, le fat ! .... Quelques mois plus tard, après que Louise ait quitté, St-Léonard-des-bois, pour s'en aller vivre à Caen, avec son époux, Francois, par dépit, convola en juste noce, avec la soeur de l'actuel gouverneur de Normandie, Henry duc de Longueville....
A ,bientôt, mes amis, et n'oubliez pas vos petits com et clics, merci.

Publicité