Airelle et Myrtille

Publié le par Nettoue



                                           Fin Janvier 1640 à St-Léonard-des-bois

( Extrait d'un roman, qui à été à deux doigts de voir le jour )


Il y à 20 ans, s'était la grande mode, des aventures vécues, au coeur de notre histoire. Celle-ci, se situe au temps du roi Louis XIII

...., De grâce, monsieur, veuillez aller, plus doux ! Je n'ai point votre habitude, du galop.... pria Airelle, malmenée, mais rieuse.

Elle portait une tenue d'amazone, en fin velours bleu et un chapeau assorti. Le vent lui avait accroché quelques frisons aux tempes, et la présence proche de Bertrand, éclaboussé son regard, de mille reflets d'amour !

Ils approchaient, d'un petit pavillon de chasse, enfoui sous la verdure et les lilas mauves... Il faisait bon, l'air embaumait !

Ceps et Raisin, les ayant précédés, pour en valets avertis, ouvrir le champagne et disposer sur un plat d'émail, de fines crêpes  de froment, parfumées de cannelle, et tiré les rideaux , pour, qu'en autorisant, juste un demi-jour, le péché à venir se fit en demi-teinte.

Le jeune marquis aida Airelle à glisser de sa selle, en profita pour la serrer contre lui, au passage. Il avait le coeur étreint d'une émotion, proche des larmes... Pour la première fois de sa vie, déjà riche en aventures galantes, Bertrand était amoureux ! Totalement, amoureux.

Sa mère avait espéré le voir éprouvé un intérêt, à durée déterminé. En aucun cas, il ne s'était agi, pour elle, d'un quelconque sentiments en profondeur. Comment, allait-elle réagir, lorsque l'évidence lui sauterait aux yeux ? En les fermant ? Sûrement pas ...

Dans l'immédiat, Bertrand ne s'en souciait, ni peu, ni prou. La beauté du petit visage d'Airelle, l'attirait tout autant que son joli corps blanc ! Il lui trouvait des grâces infinies. Sa vulnérabilité l'attendrissait ! Exalait en lui, un instinct protecteur qui joint à un grand sens de la propriété, l'incitait à s'assurer de l'ensemble, si possible à leur satisfaction réciproque.

...., Ne pourrions nous pas, nous reposer là ? ... chuchota Airelle en désignant un vieux banc de pierre, appuyé au tronc d'un chêne.

Bertrand se mit à rire, un peu moqueur, très pâle, et pas vraiment sur de lui . Puis il la souleva dans ses bras, pour ne la la lâcher, qu'une fois assise , sur un vaste lit de repos.

La rapidité avec laquelle les valets officièrent ensuite, prouvait la grande connaissance des choses de coeur, de leur maître. Cela n'empêchait pas, la douce immolée, d'avoir envie de se cacher sous les couvertures...

Ah!, si les soeurs Bénèdictine la voyait !

...., A votre santé, ma mie et à notre amour !

Elle but tout d'abord pour se donner une contenance et ensuite parce-qu'elle avait très soif... Debout devant elle, Bertrand, la dévorait des yeux ! La grignotait en pensées, se l'introduisait dans l'âme ! Il était aux aguets de partout.

Seigneur, comment était-il possible, de ne vouloir au départ, qu'accepter un baiser, et de se retrouver, étendue sur un lit, avec un gentilhomme normand, occupé à vous tâtonner les seins ?

Cette fois, Airelle prit la décision inébranlable ... De ne pas laisser les choses empirer !

Allons donc, et ce faisant, se détendit délicieusement, pour en mieux savourer l'instant ! Comme pour une ingénue de l'époque, il n'y a guere de diffèrence, entre se que peut faire une main habile et une bouche cajoleuse, celle-ci, accepta l'interférence avec une grande bonne volonté !

...., Non... hou... hou...

Avec précaution, mais inexorablement, la bouche cajoleuse élargissait son champs d'action. Soit, laissons l'avarice aux avaricieux, alors ne chipotons pas, l'idée générale demeure.

Mais que font donc, les doigts aristocratiques du marquis de Perceval d'Arcourt ? Ils explorent d'autres joies à conquérir ?

Alors, la non !!!

..., Hon... Ho... HON... !

Soit, mais restons vigilance ! Mais pourquoi, se tortille-t-il comme une chenille ? Par-ce que ses vêtements le gènent ? Bon, c'est compréhensible ! Et puis, il n'est guère séant de laisser les incrustations argentées d'un pourpoint bleu de prusse, griffer la peau d'une jeune fille quasiment séduite !

...., Là ma douce, n'aie pas peur...

Si au moins, elle comprenait, se que Bertrand lui halète dans le cou ? Mais elle ne perçoit que son souffle brûlant, saccadé... Et puis de toutes façons ses mains s'arrêteront bien à... Elles y sont !!!

...., Non... hon...Ho... Soit, mais !!!

...., Laisses-toi aller mon coeur, je t'aime !

...., Ce n'est pas bien ! S'il vous plait Bertrand, ôtez cela de là !!! Il faut....

Trop tard, si les Bénédictines, la voyaient !!!

Elle cria d'un peu de douleur et de beaucoup de joie ! Avant de pleurer, par-que c'est l'usage... Seulement Bertrand, ne se leva pas, pour se vêtir à la hâte, grignoter une crêpe au froment, en soupirant d'impatience...

Un homme ne s'irritant que des larmes qu'il n'a pas envie de consoler, il prit Airelle dans ses bras, avec une grande tendresse, et s enroulant avec elle dans les draps froisses, se mit à la bercer....

Si vous avez aimé, ou non ? Nhésitez pas à le dire... Il y a un avant et un aprés , de cet extrait, pouvant être mis en page, de temps en temps

A bientôt les amis et n'oubliez pas vos petits com et clics . Merci






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Publié dans histoire coté jardin

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Commenter cet article
Q
<br /> <br /> Je devais te laisser là les voeux des doux rêveurs... mais comment ne pas te parler de cette belle page ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tu as écrit un roman et ne l'as pas publié ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Que manquait-il ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J'ai bien aimé, moi, même si c'est un peu coquin (si peu... j'aime bien ce qui est dit et ce qui est suggéré... Bravo pour les Bénédictines !)<br /> <br /> <br /> Et puis, parce que c'est quand même pour ça que je venais...<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci de faire partie des Doux rêveurs.<br /> <br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> Se qui a manqué Quichottine c'est la chance, et se qu'il y a au en trop, c'est un manque de concessions...<br /> <br /> <br /> Bisous. Je suis heureuse moi aussi dans ta communauté, merci de m'y avoir accepté avec autant de chaleur !<br /> <br /> <br /> Bisous<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Bien, je viens de relire ce très beau texte…<br /> Si je peux là oser émettre une envie : que je puisse très vite en savoir plus. Il serait dommage que je sois privé de ce qui là est si agréablement proposé même si ce n’est qu’un extrait de la totalité de cet écrit.<br /> Dame amie Nettoue, me faire alors et s’il te plait le plaisir de m’offrir le reste de ton roman car cela je le sais embellira cette nouvelle année qui commence pour moi dans tes mots.<br /> J’aime lire tes nouvelles, je découvre là que j’aime aussi te lire en écrivaine.<br /> Je t’embrasse et je te souhaite mille nouveaux lecteurs à chacun de tes articles.<br /> Bonne fin de journée, je te ré-embrasse très fort. Marc de Metz. <br />
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N
<br /> Je crois bien, que je vais, sur le conseil d'un ami, et de vous tous, passer ce roman en feuilleton. A raison d'un épisode tous les 10 jours environ. Et le prendre, depuis le début, en allègeant,<br /> le coté documentation d'une vraie période de notre histoire, assez mal connue. Je t'embrasse, et tu as toujours une bonne longueur d'avance Marc. Ton talent et ton énergie sont stimumants !<br /> Je t'embrasse<br /> <br /> <br />
J
J'aime bien, mais je préfère quand tu refais les acutalités du monde politique et économique à ta manière !! ou quand tu refais l'histoire de France, avec Charlemagne..hi hi..grosses bises :0010:
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N
<br /> Rien ne sera supprimé mon amie Jackline. Ce serait une nouvel rubrique emise tous las 10à 12 jours environ et sous forme de feuilleton. Merci d'un avis sincère. Je t'embrasse<br /> <br /> <br /> <br />
R
Je te souhaite un bon dimanche ! Gros bisous
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N
<br /> Bpn dimanche à toi aussi, douce Rébècca<br /> Bises<br /> <br /> <br />
J
Bonsoir Ma NettoueC'est vrai que j'aime bien cette rivière mais aujourd'hui tu ne m'y aurais pas vu , car ça caillait severe!!Je trouve qu'ils etaient pas mal dans ce temps!!!!!Je t'embrasse tres fortJacques
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N
<br /> En Alsace aussi, mon Jacques. Cet hiver est long et sévères... Mais les jours vont vommencer à s'allonger... En dehors de ces considèrations métèo. Je te souhaite un bon dimanche. Trés matinale ce<br /> matin, j'ai déjà envoyer mon < Popol et Manu >; Bisous, bisous mon ami<br /> <br /> <br />