Oui, me souvenir...

Publié le par Nettoue

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Il est un souvenir enfoui, qui parfois, surgit sous l'impulsion; d'un mot, d'un souffle, d'une voix ! Hier ce fut d'une chanson surprise par hasard, au détour du blog d'une amie ! Elle me reporta loin en arrière, et ce fut soudain, si proche, si vivant que l'émotion me submergea...

Mon divorce venait d'être prononcé, et j'avais eu la chance de décrocher un travail dans un hotel restaurant, quatre étoiles, en voie d'achèvement, à quelques 500 mètres de chez-moi. ( En passant par les champs alentours s'entends ).

Ne connaissant rien dans ce domaine, et ma bonne étoile scintillant au dessus de ma tête, j'avais, sans autre forme de procès, réussi les tests, mis en place par la socièté, dans les locaux de l' A N P E . L'ouverture de l'établissement devait avoir lieu trois semaines plus tard .

Je ne connaissais rien au service en salle, et encore moins dans le choix des vins. Et pourtant, j'avais décroché un poste de < responsable de restauration > . Se qui fit, qu'en attendant l'ouverture, je bûchais l'art et les manières des bonnes tables, et ce sont mes  < gnolus >, qui me faisaient réciter le soir, la composition des cocktails. Bref, ces détails ne sont donnés, que pour exposer se qui va suivre.

L'hôtel était très chic, et les suites de grands luxe ! Nous y recevions, aprés des débuts difficile, où les bagagistes, allaient chercher les clients devant les gares, de Mulhouse et de Colmar, dans un mini bus, aux armes de la chaîne d'hôtels ! Où avec le directeur, nous allions traquer les séminaires et les repas d'affaires à pieds d'oeuvre: J'adorais cela, et m'y éclatais. Et puis nous y recevions, parfois, des artistes et certains politiques..

C'était l'été et dans la période de la < foire aux vins > de Colmar... La chaleur était au rendez-vous. une fin d'après-midi, comme une autre en somme. Et nous n'attendions personne en particulier..; Et soudain Thérèse, la responsable caissière, que bizarrement, j'ai retrouvé plus tard, dans mon parcours de la mode, me souffla discrètement :  Regardez, là à la réception on dirait...

Il nous tournait le dos, il était vêtu d'un pantalon prit dans de hautes bottes de cuir, sur lesquelles flottait une tunique blanche. Sa chevelure très brune lui arrivait au milieu du dos. Il était grand et de forte corpulence...

Il s'appelait Dèmis Roussos, lequel,  fatigué par une longue route, se cherchait une chambre avant sa destination qui était Colmar. Il était extraordinaire de simplicité ! Et moi qui me gavait de ses chansons depuis < Ma musique, et Good bye, my love, good bye, > sentait la terre se dérober sous mes pieds.

Et je n'avais pas encore recu le choc de ses yeux, immenses, d'un noir si profond, qu'en m'y plongeant, je doutais de pouvoir en emmerger...

Il sourit alors pour m'expliquer < Je fais faux bond, là où j'ai une réservation, alors il me faut téléphoner moi-même pour m'excuser >  Et là nouveau choc, avec ce grand sourire blanc, éblouissant !

Sur le rebord du comptoir j'ai regardé ses mains. Les mains ont de l'importance pour moi, les mains d'hommes s'entend ! J'essayais souvent, par ce biais de décrypter les caractères. Celles de Dèmis étaient petites, ou bien le paraissaient au regard de sa forte carrure. Un léger duvet noir les recouvrait par endroit.

Il lui fallait trois chambres, car bien sur, il n'était pas seul; Je lui fit donner la < suite présidentielle > la 208. sans même me préoccuper de savoir si elle était ou non réservée ,

Il regarda mon badge et me dit , qu'il fallait que je l'appelle par son prénom et le tutoie.grille-copie-1 A cet instant, je crois que mes genoux et mes dents s'entrechoquaient, comme des castagnettes, un soir de flamenco, en terre andalouse.

Et puis il demanda qu'on lui apporte un plateau de crudité pendant qu'il prenait une  douche. Crudités assorties mais avec une majorité de choux blancs. Quand il redescendit, il portait une de ses djellabas dans lesquelles, on le voyait souvent à la télévision. Tout le personnel présent, s'est proposé pour le servir. Il ne voulu que moi !

( Petits détails que je trouvais charmants, mais il fait tenir compte de l'âge que j'avais et de cet instant vécu, dans une quatrième dimension : il mangea les choux avec les doigts.

Il partit ensuite, pour Colmar, où il était attendu, étant décidé qu'il souperait vers minuit dès son retour. Lorsque je lui proposai de l'installer au bord de la piscine, il refusa. Demis, était frileux, et plus encore depuis la tournée qu'il venait de faire en Suède.

Minuit arriva, Michel, un de nos bagagiste, lui ouvrit la porte, et Demis me tendit la main , me fit asseoir à sa table, et parla, de lui, de tout, de moi ! Il signa des cartes de bar par douzaines, et dédicaça  des photos pour mes enfants. ... Et chanta ensuite... Chanta... < S'il faut mourir un jour, je veux que tu sois là... >

A demain mes amis. Merci de votre fidèlité à ce blog, et n'oubliez pas, "Et Op, un p'tit com pour Nettoue"

(C'est article est une réesition de mes débuts, j'espère que vous l'aimerai)

 

krikri


 

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Publié dans Se que je sais

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D
<br /> bonsoir Nettoue                 rha lala  ! j'aurais été comme toi , émue au possible ! quelle histoire , tu<br /> as vécu là  un moment de pur bonheur  : j'adore ton récit  , merci de l'avoir partagé avec nous.  je me réabonne chez toi , depuis le piratage de l'ancienne adresse et celle<br /> ci que j'ai refais, j'ai perdu pas mal de copinautes !! et je réussis au fil du temps à les retrouver !        bonne<br /> soirée              bisous<br />
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N
<br /> <br /> Il y a longtemps c'est vrai et la petite bande de félinoux me manquait !<br /> <br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> bon week-end:-)************************************<br />
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E
<br /> <br /> Extraordinaire souvenir, impérissable et toujours dans ta mémoire et ton coeur...<br /> <br /> <br /> Un vendredi prometteur d'un weekend de soleil sortie..., A bientôt <br /> <br /> <br /> <br />
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:
<br /> Relu avec plaisir.<br /> <br /> <br /> Bonne fin de semaine<br /> Bisoux ma chérie.<br /> <br />
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N
<br /> <br /> Merci, j'étais jeune et belle !!!<br /> <br /> <br /> Bisous Dom<br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> Ah les filles ! "Les Aphrodite's Child".... On ne peut pas lutter, on ne joue pas, nous les hommes du "commun", dans la même division... "Rain and Tears", "Quand je t'aime", nous étions jeunes,<br /> nous étions beaux....euh plus beaux qu'aujourd'hui (lol). Quels souvenirs.<br /> <br /> <br /> Amitiés, chère Nettoue. Bises. Gilles<br />
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N
<br /> <br /> Pas à ce point Gilles, mais ce fut une belle soirée !<br /> <br /> <br /> J'ai quelques CD de lui et notamment "Quand je t'aime", il avait une voix d'or<br /> <br /> <br /> Bises à vpous et bon week-end !<br /> <br /> <br /> <br />