Un grand moment, de petite enfance, 9)

Publié le par Nettoue

Petite, frèle sous ses cheveux grisonnants, un air de détresse, effacant, l'habituel, sourire... Mon refuge ! Le recours, l'amour absolu de ma jeunesse, faisant fi, des bras d'hommes, tendus pour la retenir, n 'osant cependant pas, par respect, poser la main sur elle... Ma grand'mère Lina de Bussière-sur-l'Ognon, se franchit la porte de l'abri.

C'est alors.. Seigneur Dieu, merci ! Pour la première fois, depuis le début de la guerre, le bruit strident, de la sirène d'alerte au bombardement, qui me fit sursauter, se trouva être le bienvenu.

Dans ces cas là, le chef d'ilôt, est seul maitre à bord, et monsieur Ricardet, se trouvant être le notre, s'allait pouvoir, intervenir, et faire rentrer la désobèissante..

Cette sirène anticipant la catastrophe, se voulait conseiller l'habitant de se protèger des choses  pouvant lui tomber sur la tête.. Tout en visant la réserve d'armes de l'occupant !

Je veux parler des bombes, ces machins destructeurs, qui, en éclatant, outre sur  les gens, se faisaient d'énorme trous dans la terre, Là, où la plante, mettra des années, avant de se pouvoir, à nouveau, se respirer la chlorophylle qui l'habille, si joliment de sa gamme de verts, naturels ! Là, où le sol de ta province, ta belle Franche-Comté, va être saccagée, pour satisfaire, la vanité, d'andouilles, se tenant hors des massacres.

...., Faut pas croire, ( dixit, ma Lina ), ils vont s'aller protéger la pointe, les prussiens !  Et se mettre à l'abri, y ne viendrons plus nous faire, l'effet du vin doux, ce soir ! restez à l'abri, jusqu'à la fin de l'alerte, les poussins, moi, je m'en vais donner les épluchures aux bestiaux, et mettre les rutabagas dans le restant de soupe à l'oseille.

On ne l'obéit pas, et trainant les petits, Didier et moi, la rejoignimes devant la porte de notre logis .

Elle fit, comme elle l'avait dis, S'occupa des poules, des lapins et des rutabagas.

Et puis, à la nuit tombée, alors, que le couvert mis et la lampe à crémaillère, descendue au ras de nos têtes, afin de ne pas confondre, les feuilles d'épinard avec le reste, les volets bien clos à cause du < couvre feu > Je ne vais pas dire, la radio ( T S F ), allumé, nous n'en avions pas !

Radio, Londres, on s'allait l'écouter, en catimini, chez les voisins, aprés que Boy er Louisette se fussent endormis.

Bien entendu, nous n'y comprenions rien. Mais se braver l'interdit, ne manquait pas de panache ! Il nous donnait l'impression, d'égaler les Résistants, ( les F F I, du génèral de Gaule ), Ceux-là même, que l'armée allemande appelait < terroristes > !

...., La France parle aux francais !

...., Les haricots sont plein de fils !
...., Les pigeons sont farcis !!!
Messages codés, bien sur, et destinés à d'autres oreilles que les notres..

Des bruits de bottes  lourdes de pas d'hommes, se marchant en terrain conquis, martelèrent soudain, les paves de la cour...

Notre cour ! Celle où assis sur les escaliers de madame Baron Duclos, avec les amis du 13), nous jouions au osselets ! Cette cour, témoin de nos jeux, la marelle, la corde à sauter, les trois paumes ! ( Comme celles du serment de Mirabeau, lors de la réunion, des Etats généraux, qui apporta assez vite, la révolution de 1789 ) C'est souvent le cas d'ailleurs, on attends beaucoup de celles des grands Etats, et on se retrouve encore plus dans la merde, qu'avant.

Le son de voix rauques au parler guttural, obsédant ! Affolant ! et puis des grands coups dans la porte...

Dès le début du vacarme, ma Lina et Didier, avaient enlevés la petite porte de fonte donnant accès à l'ancien four à pain des ancêtres Berlin. Lequel, servait d'abri aux perchoirs du poulailler. Prêts à nous t glisser en se tortillant comme des chenilles, nous en eumes pas le temps !

Malmenée, la porte s'ouvrit d'elle-même. Ils étaient quatre et se portaient le casque sous le bras !

Ils étaient quatre, à nous regarder, avec un regard qui s'excusait, d'avoir à nous réquisitionner le matelas en double ! ( Là, encore, nous n'avions rien à craindre ), Un regard qui s'essayait aussi, à sourire... Se voulant, avant tout rassurer des enfants terrorisés.

Ma Lina se porta au devant d'eux, bras écartés ! Geste dérisoire, sans doute, mais qui la résumait toute !

Alors, il se passa, une chose hors du temps ! L'actuel, quatrième dimension ! L'un deux s'assit en se prenant Boy sur les genous.

La chaise haute de Louisette, ne se pouvant prendre de passager, deux autres s'assèyrent  sur le rebord
de la fenêtre qu'elle avait large. Le dernier se saisi, du plus vieux de nos tabourets ,  mais avant il attrapa l'énorme casserole qui s'ennuyait sur son crochet, y vida de grosses boites de cassoulet, porta le tout sur notre réchaud à deux feux, fit signe d'ajouter des assiettes...

Vous savez, quoi , Ce fut le meilleur repas, que l'on se mangea, durant toute la saloperie de guerre...

Ce fait est rigoureusement authentique , comme ceux d'ailleurs que je narre dans cette série ! Ecrits à ma facon oui, mais  , bien sur, mais tout à fait réel .



A bientôt mes amis, et n'oubliez pas, que si l'on ne se voit pas, on s'entends si bien..

Une grosse, petite pensée, à une amie absente pour quelque temps.. Cata la Cachou
Et toujours, merci, vos com. et vos petits clics, si vous avez le temps... Nettoue

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Publié dans entre parenthèse

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M
me v'là de retour et j'me précipite vers Trifoully les Ouillotes! mon tit bourg de coeur! c'est qu'on s'y sent bien ici avec la bellissimia Lina, dame au grand coeur et au courage ordinaire de ces gens ordinaires qui ont franchi cette guerre de façon extraordinaire. Elle me rappelle ma grand-mère, ma mère et bien d'autres... Allez, tite Nettoue! je te fais de p'tits bécots tout mimis. Je ris..je ris... toute seule devant mon ordi. Mon mari arrive, un peu étonné... je lui fait visiter Trifouilly, et là, c'est bizarre, il a lui aussi la  banane.... A très vite...Malou
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N
<br /> Je suis bien contente que ton mari, s(interesse aussi à mon blog . C'est un homme de gout, puisque vous, vous êtes choisie l'un et l'autre. Mille bisous , ma petite Malou   Nettoue<br /> <br /> <br />
U
heureusement, je n'ai pas connu de guerre!J'aime cette Lina, cette grnd mère comme tu las dis!Les "autres" n'ont pas  pu être inseensibles.........Baisers Nettoue.
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B
ce matin,je souris,car un flash vient de me parvenir....Je me souviens,lorsque j'etais gosse,il fallait,tres tot acheter le journal,la premiere edition....Ce matin,ma demarche vers toi,ma fait penser a cela......Bien a toi,petite gazelle.
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N
<br /> Souvenir d'enfance.. ma B Secret.; je suis heureuse de t'en rappeler des bons   Je t'embrasse   Nettoue<br /> <br /> <br />
A
un passage "délicat " de l' histoire de France   dont tu as su retranscrire dans ton style si adéquat !je t'embrasse et merci pour tes divines visites
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N
<br /> Mes visites se multiplient au gré de mes coups de coeur, chez-toi.. Que du beau monde ???!!!  Bisous  itou     Nettoue<br /> <br /> <br />
:
Merci pour ta demande de participation à ma communauté ! Bonne soirée. Amitiés. dom
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N
<br /> J'ai eu un énorme coup de coeur pour Donalt; Merci, de ton accueil   Nettoue<br /> <br /> <br />