Un grand moment de petite enfance... 8)
Il
l devenait bizarre, ce soir d'été de grandes vacances..
Nous avions peur, et pourtant, comme tous les enfants curieux, à travers notre désarroi, prenait corps, une sorte d'exaltation, mêlée à la certitude, de vivre un instant hors du commun !
Notre chef d'ilôt, monsieur Ricardet, se prenant la chose en main, nous conseilla vivement, de s'aller chercher, se à quoi, nous tenions le plus : ( les maisons désertées en pareil cas, avec des descendants d'Attila, se faisant la promenade dans la ville, étant sujette à de méchantes razzias )
Chez-nous, par chance, il n'y avais rien, qui se puisse tenter le voleur.. hormis les poules et les lapins de ma Lina de Bussière-sur-l'Ognon !
C'est vrai ça, même en temps de guerre, que se pouvait bien faire des descendants d'Attila, d'une vieille table de ferme, pleine de griffures, d'un grand buffet sûrement construit sur place, par d'anciens Berlin qui s'avaient un charpentier dans leurs relations, muni d'échaffaudages et de palans d'envergure ? D'une couronne de fleurs d'oranger se flétrissant dans un cadre ovale décoré de hannetons, le symbole de la virginité de l'arrière -grand-mère, Elisa, celle là même, qui envoya ma Lina s'éclaircir la planche de carottes au lendemain de sa nuit de noces ?
Bon , il y avait bien aussi, nos tabourets branlants et la Singer de ma Lina ! Mais honnêtement, je ne vois pas se que des casques à pointe, se pourraient faire d'une machine à coudre à pédales, munie d'un tiroir pour s'y ranger le fil et les aiguilles ? Il y avait aussi, nos lits.. Mais à part les grands en cuivre de ma grand-mère et de Didier, les autres n'étaient que des lits d'enfants, et là encore, je ne vois pas, comment nos éventuels voleurs se pourraient les entrer dans les fontes de leurs chevaux ?
Bref, ma Lina commença à se prendre un grand sac pour s'y garer ses poules puis, bien qu'un peu pâle à l'idée de les laisser là, elle réussit à s'éclater le rire...
... Didier, va me chercher ta colle, comme ça s'ils se veulent les manger ils se devront les avaler avec les plumes...
Pour finir, elle se camoufla sa photo de mariage, celle de ses parents et de sa fille tout bébé, nos dents de lait, et le coffret bleu contenant la boussole en argent de son époux. Didier se planqua sa collection de pierres fossilisées, Boy, le tablier rouge que je n'aimais pas, parce-qui lui faisait ressortir ses cheveux jaunes, Louisette, sa poupée chiffon, et moi, nos huit morceaux de sucre resrants et les pommes de terre qui se germaient dans leur caisse, sous le buffet .
Et ce fut, l'en fermement, avec nos voisins dans la cave voutée de madame Baron-Duclos, la propriétaire, la personne la plus génèreuse qui soit !
Elle se commença avec mademoiselle Hélène sa bonne, ( c'est ainsi qu'à l'époque on appelait l'employée de maison ), par apporter des assiettes et cuillères, accompagnées d'une marmite de purée de courge, où s'étouffait d'hideux gruaux d'avoine, et à nous les faire manger
Il faisait si sombre dans cette cave, où la lueur vacillante des lampes à pétrole faisaient danser des ombres sur les murs... Où, une angoisse diffuse, alourdissait une atmosphère trouée de chuchotements et de respirations saccadées. Des parents se rapprochaient des enfants, simplement pour se rassurer de les sentir là ! Des mains se cherchaient , un peu au hasard, des sourires se voulant rassurant s'ébauchaient, il fallait les deviner, dans la faible clartée du lieu ! Forçés, crispés, ils ressemblaient à des grimaces, issues de cauchemars..
Ma Lina, elle, pour une fois, ne se forçait pas le sourire, et si ses lèvres bougeaient, elles le faisaient sur des prières. Les même, sans doute, que dans l'Eglise Saint-Pierre, ce jour, où nous, y sommes réfugiés aprés que les ponts, notamment, celui de Canot, nous aient explosés dans les fesses.
Un instant d'éternité, et puis, ma Lina se leva, nous fit signe de s'allier rejoindre Claudo blottit dans les bras de sa mère, madame Macon, et sous nos regards médusés, se dirigea vers la porte, qu'elle ouvrit .
.... Je vais voir, se qu'il en est. Je n'ai pas reculé devant le loup, qui se voulait grignoter ma Blanchette et ma Roussotte, au cours du terrible hiver, de 1910, pour flancher devant des barbares, sous le prétexte, qu'ils se possédent une pointe...
A bientôt, mes amis, et n'oubliez pas, que si l'on ne se voir pas, on s'entend si bien
Bien sûr, le petit com. d'encouragement, bienvenu
Nettoue
l devenait bizarre, ce soir d'été de grandes vacances..Nous avions peur, et pourtant, comme tous les enfants curieux, à travers notre désarroi, prenait corps, une sorte d'exaltation, mêlée à la certitude, de vivre un instant hors du commun !
Notre chef d'ilôt, monsieur Ricardet, se prenant la chose en main, nous conseilla vivement, de s'aller chercher, se à quoi, nous tenions le plus : ( les maisons désertées en pareil cas, avec des descendants d'Attila, se faisant la promenade dans la ville, étant sujette à de méchantes razzias )
Chez-nous, par chance, il n'y avais rien, qui se puisse tenter le voleur.. hormis les poules et les lapins de ma Lina de Bussière-sur-l'Ognon !
C'est vrai ça, même en temps de guerre, que se pouvait bien faire des descendants d'Attila, d'une vieille table de ferme, pleine de griffures, d'un grand buffet sûrement construit sur place, par d'anciens Berlin qui s'avaient un charpentier dans leurs relations, muni d'échaffaudages et de palans d'envergure ? D'une couronne de fleurs d'oranger se flétrissant dans un cadre ovale décoré de hannetons, le symbole de la virginité de l'arrière -grand-mère, Elisa, celle là même, qui envoya ma Lina s'éclaircir la planche de carottes au lendemain de sa nuit de noces ?
Bon , il y avait bien aussi, nos tabourets branlants et la Singer de ma Lina ! Mais honnêtement, je ne vois pas se que des casques à pointe, se pourraient faire d'une machine à coudre à pédales, munie d'un tiroir pour s'y ranger le fil et les aiguilles ? Il y avait aussi, nos lits.. Mais à part les grands en cuivre de ma grand-mère et de Didier, les autres n'étaient que des lits d'enfants, et là encore, je ne vois pas, comment nos éventuels voleurs se pourraient les entrer dans les fontes de leurs chevaux ?
Bref, ma Lina commença à se prendre un grand sac pour s'y garer ses poules puis, bien qu'un peu pâle à l'idée de les laisser là, elle réussit à s'éclater le rire...
... Didier, va me chercher ta colle, comme ça s'ils se veulent les manger ils se devront les avaler avec les plumes...
Pour finir, elle se camoufla sa photo de mariage, celle de ses parents et de sa fille tout bébé, nos dents de lait, et le coffret bleu contenant la boussole en argent de son époux. Didier se planqua sa collection de pierres fossilisées, Boy, le tablier rouge que je n'aimais pas, parce-qui lui faisait ressortir ses cheveux jaunes, Louisette, sa poupée chiffon, et moi, nos huit morceaux de sucre resrants et les pommes de terre qui se germaient dans leur caisse, sous le buffet .
Et ce fut, l'en fermement, avec nos voisins dans la cave voutée de madame Baron-Duclos, la propriétaire, la personne la plus génèreuse qui soit !
Elle se commença avec mademoiselle Hélène sa bonne, ( c'est ainsi qu'à l'époque on appelait l'employée de maison ), par apporter des assiettes et cuillères, accompagnées d'une marmite de purée de courge, où s'étouffait d'hideux gruaux d'avoine, et à nous les faire manger
Il faisait si sombre dans cette cave, où la lueur vacillante des lampes à pétrole faisaient danser des ombres sur les murs... Où, une angoisse diffuse, alourdissait une atmosphère trouée de chuchotements et de respirations saccadées. Des parents se rapprochaient des enfants, simplement pour se rassurer de les sentir là ! Des mains se cherchaient , un peu au hasard, des sourires se voulant rassurant s'ébauchaient, il fallait les deviner, dans la faible clartée du lieu ! Forçés, crispés, ils ressemblaient à des grimaces, issues de cauchemars..
Ma Lina, elle, pour une fois, ne se forçait pas le sourire, et si ses lèvres bougeaient, elles le faisaient sur des prières. Les même, sans doute, que dans l'Eglise Saint-Pierre, ce jour, où nous, y sommes réfugiés aprés que les ponts, notamment, celui de Canot, nous aient explosés dans les fesses.
Un instant d'éternité, et puis, ma Lina se leva, nous fit signe de s'allier rejoindre Claudo blottit dans les bras de sa mère, madame Macon, et sous nos regards médusés, se dirigea vers la porte, qu'elle ouvrit .
.... Je vais voir, se qu'il en est. Je n'ai pas reculé devant le loup, qui se voulait grignoter ma Blanchette et ma Roussotte, au cours du terrible hiver, de 1910, pour flancher devant des barbares, sous le prétexte, qu'ils se possédent une pointe...
A bientôt, mes amis, et n'oubliez pas, que si l'on ne se voir pas, on s'entend si bien
Bien sûr, le petit com. d'encouragement, bienvenu
Nettoue
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