Un grand moment, de petite enfançe...

Publié le par Nettoue

Il avait commencé comme un autre, ce jeudi là mais en se qui concerne la suite, jugez plutôt....
                          C'était la mi-juin et il faisait beau, même chaud, puisqu'en s'appuyant sur le parapet, gris et usé, pour avoir servi d'accoudoir à des générations de bisontins et disons-le, aussi, parce-que les décennies écoulées, lui avaient arrondies les angles. le retentissant:
--- Crotte de crotte, de ma grand-mère Lina de Bussière-sur-l'ognon, qui, sans lâcher la poussette du bébé, que l'on m'avait présenté, quelques mois plutôt, comme étant mon petit frère, se frottait l'avant-bras, dans l'espoir d'y atténuer la sensation de brûlure .
--- Je suis sûre, qu'il est encore en train de pêcher dans sa barque, amarrée sous le pont battant, ( elle parlait de mon père ) C'est tout se qu'il sait faire, ... Attraper des poissons, que ma pauvre Solange, ( elle parlait de ma mère ) , va devoir vider et aller vendre chez des gens... Bref, je n'en dis pas plus.
Elle, n'en disait, jamais plus, justement, mais l'xpression de son visage, si familier, disait le reste.
D'une main ferme, tout autant, qu'énerver, elle donna une telle impulsion à la poussette de Baby, que, sans Didier, le frère aîné, accroché à gauche, n'eut  que le temps, d'éviter, une collision avec un bidon de lait cabossé, d'un litre et demi, posé sous un platane , à coté des cacas, du chien de Guidet, postes de T S F?
                                            Le but de notre sortie est Chamart, pour y arriver, il nous faut descendre, jusqu'au pont Canot,  ( Le Doubs enferme la ville de Besancon, dans une boucle quasi-parfaite.. Nous sommes tous très fier de nos ponts !!
                                             Laissant derrière nous, les magasins faisant face à la rivière, de l'autre coté d'une rue pavée, habituée à faire trébucher les passants et glisser le cheval du limonadier Comtois, quand il tire sa longue charrette, chargée à l'épuisement, ( Celui du cheval ) , pour s'en aller livrer la Brasserie Universelle, , celle-là même, où mon père s'en va boire ses ricards et taper le carton, dès qu'il s'est remonté l'épuisette.
                                              Parmi, cette rangée de magasins, trouée ici et là, de portes ouvrants sur de longs couloirs sombres, donnant sur les étages, ( nous c'est le 23 au 3ième ) celui du DOUBS PECHEUR , la boutique d'article de pêche de mon grand-père, le 17 ! Il y en a beaucoup, j'en connais toute les vitrines, la seule que j'évite au possible, en allant à mon école maternelle, le sac contenant mon masque à gaz au dos, est celle de la pâtisserie Voisin: Ses odeurs sucrées que je n'approche presque jamais d'assez-près, me tourmente le coeur au point de me l'amener au bord des lèvres..
                                                 Grand'mère Lina chantonne, (C'est 93 à Paris, on sonne le canon d'allarme, mais Lison s'en moque vraiment, elle est toute à sa jalousie, car le chevalier son amant, avec une autre se marie... )
L'enflure!! Didier sifflote sous son béret bleu, moi, le me cache un peu sous les fringues données par feaninne la fille do MODE ET ELEGANCE, Letonfort
                                                   Le pont Canot semble inquiet aujourd'hui, l'eau qui passe doucettement sous ses piles, est pourtant la même.. Elle promène des poissons argentés, qui se heurtent, parfois, aux herbes trouant la surface miroitante... Je reviens au pont, qui en plus de sa drôle de mine, s'orne d'une rangée de soldats alignés de chaque coté: Ils se tiennent bien droits , sauf, dans leur regard . Leur tenue est défraîchie, flottante autour de corps crispés dans une déception collective, d'où jaillisse les mots, DEROUTE DEBACLE? IMPREVOYANCE...Pas la leur, mais celles de ses connards de décideurs de guerre!!!
                                                    A peine franchi d'une quinzaine de mètres, voilà que ça saute derrière nous, Des pierres, des gerbes d'eau, de la terre, des détritus  nous frappent aux talons;, voir aux fesses..
--- Crotte de merde, on nous tite dessus, s'indigne ma Lina,
--- Nous venons de passer sur un pont miné, commente sobrement Didier!La vois aussitôt couverte par d'autres explosions.. La foule s'affole, nous aussi, se met à courir, en invoquant le seigneur, nous aussi! La poussette de baby, fait des bonds, le chapeau de paille noire orné d'un bouquet de violette de ma Lina, dérape*, se casse l'élastique,de maintien, qui s'enroule autour d'une de ses oreilles,  elle n'y voit plus, mais on courre toujours, Où ? Derrière le peloton de tête, de ceux qui court devant nous, bien sût! Le chapeau glisse tout à fait, et tombe sur baby, qui en perd sa sucette, et se laisse aller dans sa couche.. Ça pue ! mais on s'en fout, la rue du Lyçée, on la survole à l'horizontale, pour devançer le peloton de tête, .. Et à travers mes larmes d'enfant, je m'aperçois soudain, que le but, de notre folle envolée, est l'Eglise St-Pierre ...
                                                        Les allemands sont aux portes de la ville. La dérisoire tentetive, pour les arrêter étant de toutes façons vouée à l'echec, NOUS SOMMES, DESORMAIS, SOUS L'OCCUPATION!!
                                     Bonne route, les amis et à bientôt    NETTOUE
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Publié dans entre parenthèse

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S
Joli retour en arrière ! Je me suis vu ! j'aime beaucoup ta naration, tu es fantastique.
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M
c'est un des meilleurs articles que ta fait<br /> <br /> de morgan
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M
Bonjour NETTOUE, merci pour ton premier commentaire duquel je m’en suis servi pour te présenter, dans un billet sur mon blog, il y a quelques minutes. Je suis très heureux que tu viennes avec tes nombreux talents enrichir ceux des Architectes d’intercoeurs. Je te souhaite la bienvenue dans les mots de toutes et tous et surtout de te plaire en notre compagnie. J’ai rajouté dès hier ton blog dans la galerie des Architectes d’intercoeurs qui est accessible à gauche sans l’entête de mon blog. Bienvenue NETTOUE et @ très vite au plaisir de te lire dans les articles de notre communauté. Amitiés de Metz, Marc. @ bientôt.
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P
fait nous connaitre la suite....on sent le vécu, merci pour cette tranche de vie.
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A
Bonjour,<br /> <br /> En Bourgogne, on dit Bzançon, sans le E (comme dans " La Disparition de Georges Perrec). Beaux souvenirS de cette vieille ville espagnole (sic Victor Hugo situant sa naissance en 1802 " Ce siècle avait deux ans, quand dans Besançon, vieille ville espagnole...). Ces souvenirs bisontins, disais-je, remontent à 1973, lorsque j'étais en Première de l'autre côté de la Saône; nous venions jusque dans vos mûrs pour écouter des concerts et soutenir les ouvriers de chez LIP. C'est à Besançon, cette année là, que j'ai serré la main de Rocard, alors au PSU, chez les horlogers en grève, et que j'ai serré pour la première fois un sein chaud, celui d'une amie, la main moite dans son corsage, profitant de la pénombre du concert de Maxime Leforestier " C'est une maison bleue......" et j'étais aux anges !
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